«L’industrie des ETF dispose d’un pipeline de plus de 600 produits»
explique à «L’Agefi» Deborah Furh, directeur Recherche monde sur les ETF chez BGI
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Valérie Riochet
L’Agefi: L’industrie des ETF connaît une innovation à tout rompre. Que pensez-vous des trackers activement gérés?
Deborah Furh: Tout dépend de ce que l’on considère comme activement géré. Il existe une tendance qui consiste à prendre pour référence un indice fondamental qui recalcule la pondération des valeurs retenues. Ces indices gérés activement, sont réputés plus efficients que les indices capi-pondérés. On voit également émerger des fonds «thématiques» ou de style, mais aussi des trackers synthétiques qui reproduisent l’univers des hedge funds. Globalement, le rôle des brokers est de déterminer en amont avec l’investisseur, l’indice de marché qu’il souhaite répliquer et choisir l’ETF le plus proche. Et force est de constater qu’une très large majorité d’entre eux choisit les grands indices boursiers…
Les investisseurs européens s’intéressent aux ETF américains. Comment l’expliquez-vous?
Les raisons sont essentiellement historiques. L’offre n’est arrivée en Europe qu’en 2000 pour prendre un véritable essor en 2005. Beaucoup d’investisseurs pensent qu’au regard des flux traités quotidiennement, le marché américain est bien plus liquide. Or, si sur les marchés du Vieux Continent, la moitié environ des négociations sur les ETF est réalisée de gré à gré, cette pratique est interdite aux Etats-Unis. D’où la différence. En outre, on trouve sur le marché américain des ETF sectoriels actions américaines ou actions internationales qui n’existent pas en Europe. A l’inverse, les ETF monétaires ou obligataires y sont absents, tout comme les ETF fondés sur une approche de réplication synthétique, via des swaps, qui ne sont pas autorisés.
Quel avenir se dessine pour l’industrie des trackers?
L’industrie des trakers a trouvé une vitesse de croisière monumentale puisqu’entre 1993 et octobre 2008 leurs actifs gérés sont passés de 810 millions de dollars à plus de 642 milliards. Le pipeline pour l’industrie entière est de 600 produits, avec la prédominance de produits fixed income ou encore adossés aux marchés émergents.
A l’avenir, il pourrait ne rester que deux types de fonds. D’un côté les ETF, peu coûteux, simples, transparents et dont l’objet est de délivrer le bêta du marché, de l’autre des fonds sophistiqués, plus chers dont les perspectives de rendement sont extrêmement élevées. L’entre-deux pourrait disparaître.
Le spécialiste californien des logiciels a signé une lettre d'intention pour un nouveau tour de table, porté par son investisseur historique Coatue. Les nouveaux capitaux, qui succèdent à d’autres importants financements, doivent être consacrés à l'accélération de sa stratégie dans l'intelligence artificielle.
La faiblesse du marché chinois et la hausse des coûts d’approvisionnement ont pesé sur les résultats du constructeur suédois durant le trimestre écoulé.
L’indice des valeurs exposées au secteur des semiconducteurs a perdu près de 20% depuis son pic ce qui pourrait acter son entrée dans un marché baissier.
L’activité de gestion privée de La Financière de l’Echiquier s’élève à environ 2 milliards d'euros d'encours conseillés, dont 400 millions en gestion sous mandat pour le compte des CGP. Elle vise une progression de sa collecte de 15% par an.
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
La proposition visant à éradiquer le tabagisme chez les jeunes soulève un dilemme : comment conjuguer interdiction et accompagnement pour vaincre une addiction enracinée dans la psychologie et la précarité
L’ancien maire du Grand Manchester a été désigné, ce vendredi, nouveau leader du Parti travailliste. Il deviendra lundi le septième Premier ministre britannique en dix ans, en succédant à Keir Starmer.
Dans son rapport censé trancher la question du périmètre des aides aux entreprises, l’organisme en préconise… deux. Toutefois, il fixe un cadre clair pour suivre et évaluer ces aides