L’assureur helvétique a obtenu toutes les autorisations nécessaires pour boucler le 7 mars la cession de la Banque du Gothard à BSI au prix de 1,875 milliard de francs suisses.
Le groupe de restauration italien Autogrill vient de reprendre World Duty Free auprès de l’espagnol Ferrovial sur la base d’une valeur d’entreprise de 543,5 millions de livres (715 millions d’euros). Autogrill a également racheté les 49,95 % qu’il ne détenait pas encore dans Aldeasa, sa coentreprise avec Imperial Tobacco Group. Ces deux acquisitions affichent une valeur d’entreprise de 1,07 milliard d’euros et devraient générer des synergies de quelque 40 milliards d’euros d’ici 2011.
Le journal allemand Sueddeutsche Zeitung rapporte que l’industriel allemand va entamer ce mois-ci des négociations avec le gendarme boursier américain au sujet de soupçons de corruption le concernant.
Chiang Chaoliang, président du cinquième établissement financier chinois, a dit à des journalistes à Pékin que les deux parties s'étaient mis d’accord afin que HSBC ait une option pour monter à 40% du capital dès que les règles du secteur le permettront (la limite est aujourd’hui de 20 %). De son côté, BoCom se dit intéressée par des banques occidentales.
Le groupe mutualiste n’a pas modifié sa participation au capital de la Société Générale, à savoir 3,5 %, a indiqué à l’Agefi une source proche du dossier. Une information qui vient contredire les rumeurs indiquant que Groupama aurait doublé sa participation dans la banque française.
Le groupe a ainsi démenti ce matin des informations du magazine allemand Focus. Le Land de Basse-Saxe détenant plus de 20 % des droits de vote de VW, Porsche juge d’ailleurs peu probable qu’il ait la possibilité de grimper à 75 %.
Les exportations allemandes ont atteint un record en janvier, une hausse qui se traduit par une nouvelle progression de l’excédent commercial, selon des données provisoires publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique. Les exportations ont augmenté de 3,8% en janvier, à 85,3 milliards d’euros (en données CVS), l’excédent commercial atteignant 16,1 milliards, contre 15,8 milliards en décembre 2007. Côté français, les exportations ont également progressé (36,594 milliards d’euros en janvier contre 34,590 milliards en décembre). Une tendance qui a permis de réduire le déficit, à 3,391 milliards d’euros contre 3,954 milliards le mois précédent.
Le régulateur financier japonais, la FSA, a dévoilé lundi matin son estimation des pertes mondiales liées à la crise des subprime. Résultat: 215 milliards de dollars auraient ainsi été perdus par les établissements financiers dans le monde. Premières concernées, les banques américaines comptent pour 55 % de cette évaluation. L’Europe suit avec quelque 78,5 milliards de dollars, soit 36,5 % du total. Enfin, l’Asie apparaît relativement épargnée. Les pertes cumulées des établissements de la zone se limiteraient à moins de 14 milliards de dollars, soit à peine 6,5 % de l’ensemble. Un chiffre qui apparaît d’autant plus faible que la FSA y intègre aussi les pertes des banques canadiennes.
La filiale cotée de Carlyle a demandé une trêve lundi à ses créancier au vu des 400 millions de dollars d’appels de marge auxquels elle doit faire face. Elle avait déjà dit vendredi qu’elle pourrait se retrouver à court de liquidités en raison de son incapacité à répondre aux appels de marge.
Quatre groupes de capital-investissement envisageraient de lancer une offre d’achat sur l’opérateur de réseaux câblés, rapporte le quotidien britannique. Selon le journal, Blackstone, Cinven, Kohlberg Kravis Roberts (KKR) et Providence Equity seraient prêts à offrir de 6 à 7,5 milliards de dollars pour Virgin Media, dont Virgin Group possède 10,5% du capital. Le consortium est conseillé par Merrill Lynch, Morgan Stanley et Perella Weinberg Partners, précise l’Observer. Les fonds chercheraient ainsi à tirer parti de la faiblesse du cours du titre de Virgin Media, tombé à 14 dollars la semaine dernière. Toutefois, le journal ajoute que le financement de l’opération n’est pas encore assuré.
Plus touchée que prévu par la crise du subprime, qui l’a forcée à passer 1,7 milliard d’euros de dépréciations au quatrième trimestre, la banque belge dit mener des «négociations exclusives» qui lui permettront de renforcer sa solvabilité à hauteur de 2 milliards.
Un élément de plus pour appuyer la thèse de la récession. L'économie américaine a détruit en février 63.000 emplois, son plus mauvais chiffre mensuel en près de cinq ans, contrairement aux attentes du marché qui tablait en moyenne sur 25.000 créations, selon les données publiées vendredi par le département du Travail. Il s’agit du deuxième mois consécutif de contraction du marché de l’emploi. Le département du Travail a aussi révisé en baisse ses estimations des deux mois précédents, avec 22.000 emplois perdus en janvier (contre 17.000 en première estimation) et seulement 41.000 emplois créés en décembre, au lieu de 82.000. C’est la première fois depuis mai et juin 2003 que l'économie américaine détruit ainsi des emplois deux mois de suite, ce qui vient souligner l’ampleur du ralentissement économique aux Etats-Unis. Le taux de chômage national a en revanche été ramené à 4,8% en février, contre 4,9% en janvier. Cette diminution est toutefois imputable à une réduction de la population active. «Ce rapport confirme ce que beaucoup pensent désormais, à savoir que l’économie est en récession», estime la recherche économique de BNP Paribas Americas. Les marchés d’actions européens ont d’ailleurs accentué leurs pertes à l’annonce de ces mauvais chiffres et l’euro dépassé la barre des 1,54 contre le dollar.
Comme semblent le suggérer les tensions de fin de semaine, le marché monétaire n’a pas encore tourné le dos à la crise. C’est du moins ce que pensent deux lecteurs de L’Agefi sur trois. Ils sont même un peu plus nombreux à se montrer réservés. Car pour 14 % d’entre eux, si normalisation il y a eu, ce n’est que sur les échéances courtes.
Le marché ne pardonne pas. Veolia a cédé vendredi près de 10 % à l’annonce de résultats annuels inférieurs au consensus. Pour cette année, le groupe anticipe une hausse d’au moins 10 % des ventes, de l’Ebitda et du résultat net. Des perspectives jugées trop prudentes par le marché.