« C’est maintenant aux dirigeants de générer des revenus supérieurs au coût du capital », juge un gestionnaire de fonds. Un objectif que les patrons de deux banques espèrent pouvoir réaliser, maintenant qu’elles sont renflouées. « Ces opérations permettent d’assurer que Merrill Lynch est bien capitalisé », remarque le PDG de Merrill, John Thain. Son homologue de Citigroup, Vikram Pandit, justifie aussi cette nouvelle injection par un désir de se « concentrer à nouveau sur les résultats et la croissance ». Une nécessité, car le nombre de fonds souverains à solliciter n’est pas extensible.
L’Association française de la gestion financière (AFG) réfléchit à une nouvelle appellation de ces actifs, fortement ébranlés par la crise du crédit survenue durant l’été. Le monétaire explique en grande partie les 28,8 milliards d’euros de décollecte nette subis par le marché français de la gestion en 2007.
Après plusieurs années de stagnation, les revendications salariales en Allemagne pourraient déboucher sur une hausse moyenne de 3,5 % en 2008, soit la plus forte progression depuis treize ans. Un sujet au cœur des préoccupations de la Banque centrale européenne.
Aviva, American International Group, Allianz et Axa seraient candidats à la reprise d’un participation de 73% dans l’assureur ukrainien ASKA, que le milliardaire ukrainien Rinat Akhmetov vendrait pour 184 millions de dollars, d’après le journal local Delo. Axa s’est refusé à tout commentaire.
Le marché français de la gestion d’actifs a essuyé en 2007 une décollecte principalement liée aux rachats massifs intervenus sur les fonds monétaires et monétaires dynamiques provoqués par la crise du crédit, selon les chiffres provisoires publiés mardi par l’Association française de la gestion financière. Au total, après quatre années consécutives de hausses à deux chiffres, l’encours du marché français de la gestion pour compte de tiers a connu une modeste progression de 1,7% l’an dernier, à 2.453 milliards d’euros.
Safran a publié mardi un chiffre d’affaires 2007 légèrement supérieur aux attentes. Le groupe issu de la fusion entre Sagem et Snecma précise que ses ventes ont crû de 5,9% à 12,003 milliards d’euros. Vers 12h30, le titre s’offrait 3,45% à 12,3 euros après un plus haut à 12,85 et signait l’une des plus fortes hausses du SBF 120.
Merrill Lynch a annoncé mardi son intention d'émettre pour 6,6 milliards de dollars en actions préférentielles auprès d’un certain nombre d’"investisseurs de long terme» dans le but de renforcer ses fonds propres mis à mal par la crise du subprime. Parmi ces investisseurs figurent le fonds d’investissement du Koweït, la Kuwait Investment Authority, la deuxième banque japonaise Mizuho Financial Group et la Korean Investment Corp. Les actions préférentielles, dont la durée de vie sera de deux ans et neuf mois, verseront un dividende représentant un rendement de 9% par an, précise Merrill.
Au cours de l’année 2007, BNP Paribas REIM, société de gestion d’actifs immobiliers de BNP Paribas Immobilier, numéro 3 en France de la gestion de SCPI, a fortement accéléré les opérations d’investissement et d’arbitrage réalisées pour le compte des SCPI (Société Civiles de Placement Immobilier) qu’elle gère. C’est ainsi que le volume global de transactions, tant en matière d’investissements que d’arbitrages, s’élève pour l’année 2007 à 374,3 millions d’euros.
Calyon, la filiale de banque de financement et d’investissement du Crédit agricole, prendra cette année le nom de Crédit Agricole CIB Corporate & Investment Banking (Crédit Agricole CIB). Le changement devrait intervenir d’ici la fin de l’année dans le cadre d’un projet de marque mondiale pour le groupe Crédit agricole.
Citigroup a réduit de 41% son dividende trimestriel mardi et a annoncé la levée de 14,5 milliards dollars via une offre publique et un placement privé de titres convertibles. La première banque américaine par le volume d’actifs gérés a également fait état de sa première perte depuis sa création en 1998. Sa perte nette s’est établie à 9,83 milliards de dollars sur le trimestre, soit 1,99 dollar par action. Elle avait réalisé un bénéfice de 5,13 milliards (1,03 dollar/action) sur la période correspondante de 2006. Citigroup a annoncé la dépréciation de 18,1 milliards de dollars d’actifs sur les trois derniers mois de l’année en raison de son exposition au crédit hypothécaire à risque.
La Banque centrale européenne a retiré 20,01 milliards d’euros de liquidités des marchés monétaires de la zone euro, dans le cadre d’une opération de réglage fin visant à maintenir les taux à court terme près de son taux de référence de 4%. La BCE précise avoir reçu des soumissions de la part de 28 banques.
L'économie allemande a connu une croissance de 2,5% l’an dernier, soutenue par le dynamisme de l’investissement et du commerce extérieur mais ralentie par la consommation des ménages, selon les chiffres provisoires publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique. En 2006, le PIB allemand avait augmenté de 2,9% par rapport à 2005.
Le gouvernement britannique étudie toutes les solutions possibles pour la banque en difficulté Northern Rock, y compris celle d’une nationalisation, mais une reprise par des investisseurs privés reste l’option privilégiée, a déclaré mardi le ministre des Finances, Alistair Darling. Northern Rock réunit ce mardi une assemblée générale extraordinaire durant laquelle ses actionnaires doivent débattre de son avenir.
Intesa Sanpaolo aurait fait une offre sur Al-Wahda, la seconde banque commerciale de Libye, rapporte Il Sole 24 Ore. Tripoli met en vente 19 % de la banque avec une option de relever cette participation à 51%. La Société Générale, qui ne commente pas, ainsi que trois banques arabes, seraient aussi candidates.
IBM annonce une progression inattendue de 24 % de son résultat trimestriel. Les analystes s’interrogent sur ces performances après un moins bon troisième trimestre et se demandent même si les entreprises n’auraient pas chargé leurs dépenses fin 2007 pour protéger leur budget 2008.
Quatre ans après son entrée au capital, l’Ecureuil devient unique propriétaire de sa filiale dédiée au financement des PME. Une opération payée 330 millions d’euros