Concordia,la holding de la famille Rothschild, - qui avait indiqué vouloir engager plusieurs investisseurs, agissant de concert, dans le projet de retrait de la cote de Rothschild & Co - a levé lundi soir une partie du voile sur l’identité de ses alliés et sur la future géographie du capital de la banque d’affaires. En cas de succès, le futur tour de table serait composé de Concordia à 55%, suivi d’un groupe d’investisseurs familiaux français et européens détenant un total d’environ 35% du capital. Six d’entre eux détiendraient des blocs de l’ordre de 5%, sans possibilité de sortie avant huit ans, ni garantie de liquidité secondaire à ce terme. La famille Maurel et Edouard de Rothschild, déjà présent dans le concert actuel, disposeraient respectivement 5,5% et 5,3% du capital de Rothschild & Co, tandis que les familles Dassault – à travers «Groupe Industriel Marcel Dassault» - et Giuliani, elles aussi déjà présentes - se «reluraient» pour passer d’environ 2% du capital actuel à 5%. L’italien mais résident suisse Giammaria Giuliani qui interviendrait via différents véhicules d’investissement est un investisseur connu dans le secteur pharmaceutique. Il est notamment actionnaire de Royalty Pharma, un des spécialistes du mode de rémunération des «royalties» dans le secteur de la santé. Enfin, la famille Peugeot – via Peugeot Invest – ainsi que les familles Wertheimer et Heilbronn – via leur family office Mousse Capital - feront leur entrée au capital. Peugeot Invest a précisé hier soir s’être engagée à investir aux côtés de Concordia et d’autres investisseurs de long terme et pourrait détenir, en cas de succès de l’offre, jusqu’à 5,1% du capital de Rothschild & Co. Peugeot Invest aurait vocation à être représentée au conseil de surveillance de Rothschild & Co. Les «partners» à 10% La composition du dernier bloc de 5% n’est pas précisée. Elle comprendrait des «investisseurs familiaux de long terme», présents avec des tickets de taille plus réduite, notamment des membres de la famille Rothschild anglaise (dont Hannah Rothschild). Le nom de la famille Dentressangle est également évoqué. Enfin, les banquiers-associés de Rothschild & Co, regroupés dans une nouvelle entité baptisée «Rothschild & Co Partners», pourraient se partager jusqu’à 10% du capital.
T. Rowe Price, la société de gestion américaine, vient d’annoncer le départ d’Andrew McCormick, directeur de la division obligataire mondiale et directeur des investissements. Il va partir afin de faire valoir ses droits à la retraite. Il est actuellement président du comité de pilotage pour les obligations ainsi que membre du comité de gestion. Il travaille chez T. Rowe Price depuis 2008, d’abord comme gérant spécialisé dans les titres de GNMA «Government National Mortgage Association», avant d’être nommé comme dirigeant de la gestion obligataire mondiale en 2019. Arif Husain, actuellement directeur obligataire international et directeur des investissements, succédera à Andrew McCormick à partir du 1er janvier 2024. Il le remplacera également en tant que président du comité de pilotage obligataire ainsi qu’au sein du comité de gestion. Basé à Londres, Arif Husain continuera d’exercer ses responsabilités comme directeur des investissements. Entré chez T. Rowe Price en 2013, Arif Husain est gérant principal des stratégies Dynamic Global Bond et Global Government Bond High Quality Strategies. Il est également co-gérant des stratégies Global Government Bond, Global Government Bond ex-Japan, Global Aggregate Bond, et International Bond Stratégies. La société de gestion américaine a réorganisé l’équipe obligataire dans le cadre de cette succession. Quentin Fitzsimmons et Scott Solomon rejoindront Arif Hussain comme gérants de la stratégie Dynamic Global Bond à partir du 28 février prochain. Cela permettra Arif Hussain de céder ses responsabilités graduellement aux nouveaux gérants d’ici 31 décembre 2023. Quentin Fitzsimmons a été nommé gérant principal des stratégies Global Aggregate Bond, Global Government Bond, et Global Government Bond ex-Japan, à partir du 23 février.Andy Keirle remplacera Arif Husain en tant que co-gérant de la stratégie International Bond en tandem avec Ken Orchard. Arif Husain retiendra ses responsabilités comme gérant principal du Global Government Bond High Quality Strategy. Avant de rejoindre T. Rowe Price, Arif Husain gérait les équipes de gérants britanniques et européennes chez AllianceBernstein pendant près de 14 ans. Auparavant, il a été directeur adjoint de trading des dérivés européens chez Greenwich NatWest. Il a également été trader des swaps de taux d’intérêt chez Bank of America National Trust & Savings Association. T. Rowe Price comptait près de 1.270 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2022.
La société de gestion allemande DWS, filiale de Deutsche Bank, a annoncé deux nominations pour remplacer Pieter Furnée à la tête du Benelux. Olivier Dubost de Cadalvène, le directeur de DWS France, Moyen-Orient et Afrique, va désormais diriger le marché luxembourgeois, en parallèle de ses fonctions actuelles. Le poste de directeur Belgique et Pays-Bas a, lui, été confié à Arjen Jonk, qui dirigeait jusqu’ici les ventes Xtrackers pour le Benelux. Pieter Furnée travaillait chez DWS depuis dix-huit ans, dont dix comme directeur Benelux. Dans un post LinkedIn, celui-ci explique qu’il va prendre quelques mois pour se préparer pour son prochain projet professionnel, sans toutefois le détailler.
Carat Capital annonce l’acquisition du family office Umani. Cette opération permet à la société de conseil en gestion de patrimoine de s’ouvrir à l’international. En Belgique et au Luxembourg. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. Créé à Bruxelles en 2010 par Thomas de Wouters d’Oplinter, Umani est un family office qui gère 200 millions d’euros d’encours pour le compte d’une cinquantaine de familles et est établi à Bruxelles et au Luxembourg par le biais d’une filiale. Thomas de Wouters rejoint le groupe Carat Capital en tant qu’associé.
Abrdn vient de lancer un fonds dénommé Asian High Yield Sustainable Bond Fund. Ce véhicule aura une allocation minimum de 70% au crédit asiatique high yield et une allocation de 30% aux investissements de diversification comme les obligations asiatiques investment grade, le crédit émergent et les devises locales. Le fonds sera destiné aux investisseurs particuliers à Singapour et aux investisseurs qualifiés à Hong Kong. Classifié article 8 sous la réglementation Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), le fonds sera géré par l’équipe obligataire, épaulée par les analystes quantitatifs asiatiques et d’ESG.
Muzinich poursuit ses recrutements pour la Suisse. Après l’arrivée de Hans Valer au poste de directeur Suisse, responsable de la distribution institutionnelle et wholesale, le gérant américain vient de nommer Stefan Stucki comme directeur commercial pour les investisseurs institutionnels. Il arrive de Mirabaud, où il couvrait cette clientèle pour la Suisse germanophone et le Liechtenstein depuis 2019. Par le passé, il a travaillé douze ans dans les équipes commerciales de Fisch AM.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a annoncé ce 13 février le recrutement de Philippe Garnier en tant que gérant convertibles monde. Il travaillera au sein de l'équipe dédiée aux obligations convertibles, qui compte 1,5 milliard d’euros d’encours, et plus particulièrement pour le fonds LBPAM ISR Convertibles Monde, aux côtés de Christine Delagrave et Brice Perin. Il arrive de DNCA, où il était gérant convertibles depuis 2020. Il a également exercé cette fonction chez Ostrum pendant vingt ans.
Cinq États membres de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont officialisé le 13 février 2023 la création de l’European Tech Champions Initiative (ETCI), un fonds de fonds qui canalisera le capital de croissance vers des entreprises européennes prometteuses. Lors d’un entretien accordé à L’Agefi, Alain Godard, PDG de ce Fonds européen pour la souveraineté numérique, en avait dévoilé les contours. Le fonds a aujourd’hui obtenu des engagements de l’Espagne (pour 1 milliard d’euros), de l’Allemagne (1 milliard d’euros), de la France (1 milliard d’euros), de l’Italie (150 millions d’euros) et de la Belgique (100 millions d’euros) lors de la période initiale de souscription. Le Groupe BEI a déployé 500 millions d’euros supplémentaires, portant ainsi le total général à 3,75 milliards d’euros à ce stade. La taille du fonds devrait encore augmenter avec les engagements futurs.
Quelques jours après l'entrée en négociations exclusives avec le groupe LFPI qui souhaite prendre le contrôle de son entreprise, Marc Renaud, président de Mandarine Gestion, explique les enjeux autour de cette opération.
Le fonds de capital-investissement à impact Alter Equity et le cabinet de conseil spécialisé dans l’environnement Carbone 4 annoncent ce lundi le développement de la première méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux des entreprises adaptée au private equity. Cette méthodologie a pour ambition de mesurer l’impact des entreprises au-delà du seul bilan carbone, en évaluant également leur impact sur la biodiversité et les ressources naturelles abiotiques (non vivantes). «Nous voulions mesurer l’impact de nos participations mais nous ne trouvions pas d’outil transversal de qualité. Il nous semble qu’il s’agit d’un développement historique pour la finance à impact, car il rendra accessible aux fonds d’investissement ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises une méthode d’évaluation globale de leur impact sur l’environnement», se féliciteFanny Picard, présidente d’Alter Equity. En matière de climat, la méthodologie utilise l’expertise déjà éprouvée de Carbone 4 dans la mesure de l’empreinte carbone et les calculs d’émissions de gaz à effet de serre évitées. La nouveauté réside donc dans la manière d’évaluer l’impact de l’activité des entreprises sur la biodiversité et les ressources naturelles abiotiques. Pour la première, «nous avons développé un indicateur qui repose sur les définitions et standards établis par l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, ainsi que la base de données ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure», explique Clémence Lacharme, manager chez Carbone 4. «Nous nous appuyons sur ces travaux scientifiques et les rendons accessibles et opérationnels pour les entreprises», ajoute-t-elle. Sur la partie ressources, la méthodologie s’appuie sur les sept piliers de l’économie circulaire de l’Ademe et sur la classification des 30 matières premières critiques définies par la Commission européenne en 2020. Mesure sociale en parallèle Une première version de la méthodologie a été finalisée et testée sur des participations d’Alter Equity. «L’objectif est d’identifier les entreprises qui ont un impact positif sur un des trois piliers et d’analyser comment améliorer les autres piliers, indique Clémence Lacharme. De cette façon, nous pouvons identifier les pépites en matière d’impact et les aider à se développer sans dégrader leur impact environnemental. Et cela permet de sensibiliser les entreprises, qui portent déjà une forte attention à l’empreinte carbone, aux sujets de la biodiversité et des ressources naturelles.» «Par exemple, si une entreprise a évité des milliers de tonnes de CO2 grâce au recours à l’énergie solaire, mais avec des panneaux photovoltaïques qui utilisent des ressources critiques, l’outil permettra d’en rendre compte, ce qui nous conduira à travailler cet aspect», illustre Fanny Picard. Une fois éprouvée, cette méthodologie est appelée à être partagée au-delà d’Alter Equity, d’abord à destination des PME jugées plus agiles que les grands groupes cotés pour améliorer leur impact rapidement. En parallèle, Alter Equity a développé sa propre méthode de mesure de l’impact social et sociétal des entreprises, qui complète la partie environnementale. Elle permettra aussi d’identifier d’éventuelles problématiques non communiquées par la direction de l’entreprise. «Nous interrogerons également les salariés afin de percevoir des signaux sur d’éventuels problèmes au sein des entreprises et de les traiter au plus vite», détaille Fanny Picard.Une manière d’éviter un nouveau scandale Orpea.
La Commission de contrôle des activités financières (CCAF) a agréé la branche monégasque du groupe de gestion d’actifs et de gestion privée Iris Finance, a appris NewsManagers. Iris Finance fait partie de la holding Iris Finance International, par ailleurs propriétaire du gestionnaire d’actifs Chahine Capital. Iris Finance Monaco a été agréée à la mi-novembre 2022. Sa licence couvre la gestion de portefeuilles pour le compte de tiers; la réception et la transmission d’ordres pour le compte de tiers;le conseil et l’assistance dans les activités mentionnées précédemment.
La boutique londonienne Osmosis a gagné un contrat pour gérer une stratégie d’investissement durable de 4,5 milliards de dollars pour le compte du fonds de pension Pensioenfonds PGB, rapporte le Financial Times. Il s’agit de la plus grosse allocation de ce type. Le portefeuille actions monde qu’Osmosis gérera devra fournir un rendement et des bénéfices environnementaux supérieurs au MSCI Monde en investissant dans des entreprises qui affichent des bonnes notes sur les émissions carbone, la consommation d’eau et les déchets.
Le gestionnaire d’actifs suédois FinServe s’attaque au marché espagnol, relate Funds People. Spécialisé sur les fonds thématiques et de dette privée, la société de gestion a enregistré, auprès du régulateur des marchés financiers local CNMV, un fonds sur l’industrie de la défense et de la sécurité lancé en 2019. La firme s’appuie sur Niclas Gutenbrink pour la vente de ses fonds aux institutionnels espagnols et portugais, ajoute Funds People.
Le gestionnaire d’actifs suisse Bantleon poursuit son désinvestissement de son concurrent GAM. La société a notifié ce jeudi être passée en-dessous des 3% d’actions au 3 février, après avoir franchi à la baisse celle des 5% mi-janvier, et celle des 10% début octobre 2022. GAM a annoncé fin janvier anticiper une perte nette après impôts IFRS d’environ 309,9 millions de francs suisse sur 2022, contre 23,3 millions sur 2021. Bantleon a récemment acquis Warburg Invest auprès de la banque privée allemande bicentenaire M.M. Warburg & CO KGaA.
M&G Investments vient d’annoncer la promotion de Michael Rae, analyste senior, en tant que gérant du fonds M&G Climate Solutions Fund et M&G (Lux) Climate Solutions Fund. Il sera rattaché à John William Olsen, directeur des actions durables et d’impact. Lancés en 2020, ces fonds investissent dans des entreprises fournissant des solutions pour lutter contre le changement climatique. Michael Rae travaille chez M&G Investments depuis 2019, où il est entré comme analyste sénior sur des actions mondiales dans le domaine de l’énergie. Il s’est intégré au sein de l’équipe d’investissement des actions durables et d’impact en octobre 2022. Il travaille avec les équipes actions de la société de gestion britannique sur les entreprises énergétiques et dans le domaine de l’énergie renouvelable. Avant d’arriver chez M&G, il a travaillé chez Redburn pendant près de 5 ans, dernièrement comme responsable de la recherche dans le domaine de l’énergie. Auparavant, il a été directeur exécutif au sein de la recherche actions entre 2008 et 2015. M&G Investments, la filiale de la gestion d’actifs de M&G, comptait plus de 348 milliards de livres sterling d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Toute série a une fin. Les fonds actions ont finalement décollecté 7,4 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) entre le 2 et le 8 février, après presqu’un mois de flux positifs ininterrompus. Les fonds monétaires ont également enregistré des flux négatifs, à hauteur de -10,1 milliards de dollars, tandis que les fonds obligataires ont reçu 7,4 milliards, selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux réalisé par BofA Global Research. L’univers des fonds actions avait notamment profité de la forte attractivité des stratégies sur les émergents. Mais les investisseurs ont finalement repris 1,3 milliard de dollars de ces fonds, une première depuis deux mois. La décollecte est principalement nourrie par les retraits enregistrés sur les fonds en actions américaines (-7,7 milliards de dollars), et plus précisément de grandes capitalisations US (-8,5 milliards). Sur ce marché, les investisseurs ont tout de même privilégié quelques styles de gestion: les petites capitalisations (+1,7 milliard), les financières (+1,2 milliard) et la tech (+1 milliard). Dans le reste du monde, les fonds d’actions européennes ont rendu 1,1 milliard, et les fonds d’actions japonaises 0,7 milliard. Sur l’obligataire, la collecte est quasi-uniquement alimentée par l’appétit pour les fonds de titres d’entreprises investment grade (+6 milliards). Un petit intérêt pour les fonds de titres d’entreprises high yield (+0,7 milliard) et émergentes (+0,6 milliard) s’est également fait remarquer. Dans les autres sous-classes d’actifs, les flux ont été inférieurs à un demi-milliard, voire proche de zéro.
Toute série a une fin. Les fonds actions ont finalement décollecté 7,4 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) entre le 2 et le 8 février, après presque un mois de flux positifs ininterrompus. Les fonds monétaires ont également enregistré des flux négatifs, à hauteur de -10,1 milliards de dollars, tandis que les fonds obligataires ont reçu 7,4 milliards, selon le « Flow Show », le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissement mondiaux réalisé par BofA Global Research.
Le projet se concrétise enfin pour le tierce partie marketeur MyFunds Office. Après avoir été décalé maintes fois en raison du Covid, le TPM a annoncé ce 9 février avoir enfin ouvert un bureau à Shanghaï, avec à sa tête Fanghan Duan. Cette dernière, récemment recrutée, sera sous la supervision de Sandrine Ung, directrice commerciale de MyFunds Office. Il s’agit du quatrième bureau international pour le TPM après Genève, New York et Madrid. Le TPM compte couvrir une clientèle locale institutionnelle et de banques privées. Il envisage par ailleurs d’ouvrir à terme un second bureau au milieu du pays, au plus près des clients. «Nous recherchons des gestions actives et non pas quantitatives et nous allons limiter notre offre a 5 sociétés de gestion la première année», précise Jérôme Glodas, le fondateur de la société, à NewsManagers. Cette implantation pourrait d’ailleurs profiter à une autre de ses sociétés. «Notre participation dans la première manco francaise, Manco.paris, nous permettra de créer des expertises UCITS à distribuer en Chine mais également d’accompagner des sociétés de gestion chinoises dans la création de produits UCITS», explique-t-il. Le projet était en germe depuis un bon bout de temps chez le TPM. «Nous nous sommes aperçus que 80% des sociétés américaines qui créaient des Ucits en Europe le faisait pour distribuer en Chine. Nous avons donc commencé à étudier l’implantation de MyFunds en Chine dès 2019 avec la décision d’ouverture en novembre 2019 soit 2 semaines après l’apparition du Covid», nous glisse M. Glodas.
Primonial REIMFrance a indiqué jeudi avoir récemment acquis huit établissements de santé, cliniques et hébergements pour personnes âgées dépendantes, auprès de BNP Paribas REIM pour le compte de sa SCPI Primovie. Cette opération fait suite à l’acquisition de quatre premiers actifs fin octobre. Les 12 établissements développent au total un peu plus de 78.600 m² de surface et représentent une capacité d’accueil de plus de 1.340 lits et places. Les actifs sont intégralement loués, dans le cadre de baux fermes longue durée, à Korian et Ramsay Santé, «deux locataires de premier plan en Europe et renommés sur le marché des soins de santé», ajoute la société de gestion.
Apollo Global Management a publié jeudi un bénéfice net ajusté en progression de 76,6% à 853,2 millions de dollars (797 millions d’euros) en rythme annuel au quatrième trimestre 2022. Cela correspond à un bénéfice net ajusté par action de 1,42 dollar, inférieur à la prévision moyenne des analystes de 1,50 dollar par action, selon les données de Refinitiv. La croissance du bénéfice de la société américaine est en grande partie le résultat du revenu de 685,2 millions de dollars qu’elle a généré en investissant dans le fournisseur de services de retraite Athene Holdings. Apollo a achevé sa fusion avec Athene l’an dernier. En revanche, la volatilité des marchés financiers a entraîné une chute de 86 % des bénéfices issus des cessions de son portefeuille de capital-investissement, à 27,7 millions de dollars.
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié, mercredi, son premier rapport sur le paysage des fonds monétaires domiciliés dans l’Union européenne. L’Esma recensait 479 fonds monétaires autorisés dans 13 juridictions à fin 2021. Près de 90% de ces fonds, représentant 99% des encours des fonds monétaires européens, étaient concentrés sur trois marchés: la France (192 fonds soit 40%), le Luxembourg (133 fonds soit 27%) et l’Irlande (110 fonds soit 22%). Si les fonds monétaires irlandais et luxembourgeois étaient plutôt à valeur liquidative à faible volatilité (LVNAV) età valeur liquidative constante(CNAV), les fonds français, eux, étaient uniquement à valeur liquidative variable (VNAV). «Les différences entre les trois juridictions peuvent s’expliquer en partie par des facteurs historiques, des demandes différentes des investisseurs ou un traitement différent de la comptabilité des fonds monétaires», souligne le rapport de l’Esma. Une forte concentration Le régulateur européen pointe un très haut degré de concentration dans les fonds monétaires européens. En cumulé, les 20 plus gros fonds monétaires de chaque catégorie (LVNAV, CNAV, VNAV standard, VNAV de court-terme) – formant 17% des fonds monétaires – détenaient 79% des encours fin 2021. Les cinq plus gros fonds de chaque catégorie détenaient 43% des encours. «La concentration par marché est encore plus grande. En France et au Luxembourg, les 20 plus gros fonds VNAV standard cumulaient plus de 85% des encours des fonds de la catégorie. De la même manière, le top 20 des fonds LVNAV autorisés en Irlande et au Luxembourg gérait près de 90% des encours gérés», précise le rapport. L’étude de l’Esma suggère que les portefeuilles des fonds monétaires restent relativement stables dans le temps et qu’ils sont principalement exposés au secteur financier. Entre mars 2020 et juin 2022, les «repo», dépôts et autres actifs liquides accessoires représentaient en moyenne 28% de l’exposition des fonds monétaires européens. L’exposition aux dérivés n’excédait pas 0,5% et celles aux produits structurés et parts d’autres fonds monétaires se montaient environ à 2% chacune. La plus grosse exposition des fonds monétaires européens sur la période – environ 70% de l’exposition globale – était celle aux instruments de marché émis par des institutions financières. Autre élément intéressant, l’allocation à la dette souveraine des fonds monétaires européens était essentiellement composée d’obligations souveraines de pays hors Union européenne. Les principaux détenteurs de fonds monétaires européens fin 2021 étaient des investisseurs professionnels à plus de 90%. Les assurances, fonds de pension et banques constituaient 25% de la NAV totale des fonds monétaires européens. Les autres institutions financières, fonds d’investissement inclus, détenaient 45% de la NAV et les entreprises non financières 23%.
Tiger Global a défendu sa manière de valoriser son portefeuille de 40 milliards de dollars de sociétés de croissance non cotées, face à l’inquiétude grandissante des investisseurs à ce sujet. Dans sa lettre annuelle aux investisseurs, lue par le Financial Times, le hedge fund a présenté sa méthodologie pour valoriser certaines de ses plus grosses positions non cotées, dont ByteDance, Stripe et Databricks. Par exemple, Tiger a valorisé ByteDance, le créateur de TikTok, en se basant sur la seule rentabilité de ses activités en Chine.
Le discret family office de la famille Mulliez, Mobilis Gestion, a recruté en septembre dernier une nouvelle sélectionneuse de fonds et gérante actions internationales, peut-on lire sur leur site Internet. Il s’agit d’Anaëlle Meudec, qui était gérante actions chez CM-CIC Gestion depuis 2016. Elle a commencé sa carrière en 2013 comme spécialiste produits actions chez Axa IM.
La gestion d’actifs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale a affiché une collecte nette de 3 milliards d’euros en 2022. Pour la première fois, ce pôle inclut le groupe La Française, en plus de Crédit Mutuel Investment Managers. Cela fait suite à l’intégration de Crédit Mutuel Nord Europe au sein de Crédit Mutuel Alliance Fédérale le 1er janvier 2022. Crédit Mutuel IM fédère sept entités de gestion, tandis que La Française en rassemble quatre ainsi qu’une plate-forme de distribution. Cette collecte a été réalisée malgré des rachats nets de 3,6 milliards d’euros subis par les fonds monétaire, activité importante pour Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Les encours représentent 33,6 milliards d’euros. Les fonds actions ont drainé 550 millions d’euros. Côté obligataire, Crédit Mutuel note que les fonds à échéance CM-AM Obli IG 2025 et CM-AM High Yield 2026 ont attiré 1 milliard d’euros, portant l’encours géré des fonds obligataires à plus de 10 milliards d’euros. La Française Real Estate Managers a enregistré des souscriptions nettes de 2,2 milliards d’euros, et ses encours ont atteint 32,7 milliards d’euros. La dette privée, proposée par CIC Private Debt, a levé 200 millions d’euros, portant l’encours à 2,9 milliards. Au total, les encours de ce pôle de gestion d’actifs élargi représentent 166 milliards d’euros.
Vega IM, filiale de Natixis IM, vient de promouvoir Clément Leguy au poste de responsable des partenariats externes. Il était spécialiste produits depuis cinq ans. Auparavant, il a travaillé six ans chez Rothschild & Co, dont quatre comme analyste produits.
La société d’investissement britannique 3i vient d’annoncer la promotion de Céline Maronne, jusqu’ici directrice, en tant que directrice ESG pour son activité infrastructure. Elle sera chargée de diriger les initiatives ESG pour cette division, afin de renforcer le progrès ESG des différentes entreprises du portefeuille. Elle sera épaulée par Anna Dellis, associée, David Schuster, directeur de la stratégie, et Sasha East, associé sénior ESG. Céline Maronne travaille chez 3i depuis 2013, à la suite de l’acquisition de Barclays Infrastructure Funds à Londres. Elle intègre la société comme associée senior avant d’être promue en tant que directrice associée en 2016. Elle occupe son poste de directrice depuis 2019 à Paris. Elle a démarré sa carrière à Londres en 2011 comme gérante chez Barclays Infrastructure Funds. La division de l’infrastructure de 3i compte près de 5,7 milliards de livres.