Pour un lecteur de L’Agefi sur cinq, BNP Paribas a raté une opportunité en refermant le dossier Société Générale. Mais dans leur grande majorité, ils donnent raison à la banque de la rue d’Antin. Et ce n’est pas l’agitation actuelle qui justifie cette opinion. Pour près de 60 % d’entre eux, c’est bien sur le fond qu’un rapprochement aurait été complexe à mener.
Le manufacturier auvergnat mettra en place son dispositif dès le 1er avril et le justifie par le fait que 60 % des coûts de production des produits concernés (première monte) proviennent de dérivés du pétrole. La règle de calcul fonctionnera à la hausse mais aussi à la baisse.
Depuis le début de l’année, Euronext Paris n’a enregistré aucune nouvelle introduction et aucune grande opération n’est attendue à Paris cette année. Sur la même période, 22 sociétés seulement se sont cotées sur les Bourses américaines, contre 49 l’an dernier. Lire p.2.
Le journal rapporte que le groupe postal britannique aurait averti ses syndicats qu’il pourrait être contraint à la liquidation par certains de ses administrateurs, des fonds de pension, pour rembourser ses 3,4 milliards de livre (4,35 milliards d’euros) de dette.
Le groupe japonais et le conglomérat franco-belge vont investir dans un projet énergétique et de désalinisation de l’eau au Qatar évalué à plus de 4 milliards de dollars, rapporte le journal. Les deux groupes détiendraient 20% chacun de la structure mise en place pour superviser ce projet. Le Nikkei indique que Mitsui espère générer 250 millions de dollars de gains liés à cet investissement.
La banque américaine Goldman Sachs serait bien disposée à entrer de façon « significative » au capital du gestionnaire de hedge funds britannique Trafalgar Asset Managers. Un accord pourrait être dévoilé dès le fin du mois de mars, selon le quotidien.
L’industriel japonais envisagerait de construire une aciérie au Brésil pour un montant de 5 à 6 milliards de dollars, croit savoir le journal. Cette construction se ferait en partenariat avec le brésilien Usiminas. L’usine devrait entrer en production entre 2010 et 2011. Nippon Steel espère ainsi réduire son retard sur le géant mondial de l’acier, ArcelorMittal.
Selon le quotidien, le groupe automobile américain devrait annoncer mercredi la finalisation de la vente de ses marques Jaguar et Land Rover au groupe indien Tata pour un montant de 2 milliards de dollars. Le journal croit savoir que l’accord signé entre les deux groupes automobiles devrait inclure la promesse faite par Ford aux employés des deux marques britanniques de participer à leur fonds de pension. Par ailleurs, Tata s’engagerait à continuer à acheter des motorisations auprès du constructeur automobile américain. Cette annonce dès mercredi permettrait en outre à Ford de réaliser son objectif de cession de Jaguar et Land Rover avant l’annonce de ses résultats trimestriels.
L’autorité anglaise des services financiers, la FSA, va diligenter une enquête interne afin d’obtenir des détails sur de possibles erreurs faites au cours de la gestion de la crise de la banque, rapporte le journal. Le rapport qui est attendu devrait non seulement mettre en lumière ces erreurs mais également fournir des recommandations pour améliorer les systèmes de veille et de contrôle.
La société de private equity britannique ne souhaite plus réaliser d’investissements très en amont au sein de start-ups et veut concentrer son attention sur des étapes plus tardives du développement des entreprises, davantage susceptibles de créer de la valeur. C’est ce qu’a confié au quotidien le directeur général de 3i Group, Philip Yea.
Standard & Poor’s a placé vendredi sous perspective négative les notes de Goldman Sachs (AA-) et Lehman Brothers (A+). « L’effet positif du soutien sans précédent apporté par la Réserve fédérale aux courtiers américains atténue les craintes sur la liquidité en injectant de la confiance dans les marchés », reconnaît l’agence dans sa note. Toutefois, ajoute-t-elle, « nous pensons que la perspective négative est appropriée dans le cas de courtiers indépendants, car elle reflète le potentiel de déclin supplémentaire de la rentabilité dans les activités de marchés de capitaux ». L’agence estime en particulier que les revenus nets pourraient baisser de 20 % à 30 % d’une année sur l’autre. Un repli qui, s’il reste de cette ampleur, devrait permettre de maintenir les notations des deux établissements à leurs niveaux actuels. Mais S&P n’exclut pas qu’en cas de turbulences persistantes et d’affaissement brutal de l’économie, la performance financière se dégrade plus lourdement qu’attendu. Ce qui naturellement remettrait en question les notations. L’agence précise également dans son rapport que la note Morgan Stanley (AA-) reste sous surveillance avec implications négatives.