Les banques régionales américaines au secours du crédit immobilier
Les Federal Home Loan Banks auront accès pour 150 milliards de dollars de plus aux titres émis par Freddie Mac et Fannie Mae
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Nouvelle mesure pour sauver l’activité de prêts au Etats-Unis: le réseau régional des Federal Home Loan Banks (FHLB) américaines pourra momentanément augmenter de plus de 150 milliards de dollars au plus ses avoirs en valeurs mobilières adossées à des créances hypothécaires (MBS). Elles pourront ainsi accroître leur portefeuilles en valeurs mobilières émises par les sociétés de prêt immobilier semi-publiques Fannie Mae et Freddie Mac . Mercredi dernier ces dernières avaient été autorisées d’injecter encore 200 milliards de dollars dans le marché du crédit immobilier et ce dans un contexte de fortes tensions sur un marché du crédit immobilier qui voit les saisies se multiplier et où les prêteurs sont extrêmement craintifs au point que pointe la menace d’un gel pur et simple de l’activité de prêt.
Les banques du réseau FHLB pouvaient jusqu’alors acheter autour de 150 milliards de dollars de MBS et pourront à présenter acheter à peu près le même montant des titres de ce type qui seront émis à l’avenir par Freddie Mac et Fannie Mae, selon des sources bancaires.»Accroître la marge des placements en MBS des sociétés semi-publiques pour les banques est une autre manière pour le système de procéder à sa mission habituelle», a déclaré dans un communiqué le président du Finance Board Ronald Rosenfeld.
Cette décision a fait baisser le marché obligataire car les intervenants pensent que la Réserve fédérale sera moins encline à poursuivre la baisse des taux d’une manière énergique si diverses autres autorités prennent elles-mêmes des mesures de poids pour redonner vie aux marchés.
«Toutes ces initiatives amènent les stratèges à repenser l’amplitude de la détente monétaire qu’il y a à attendre de la part de la Fed», explique T.J. Marta, stratège obligataire de Royal Bank of Canada Capital Markets.
Les 12 banques du réseau public régional FHLB, qui fournissent des «avances» à bas coût pour des prêts immobiliers aux banques membres, sont devenues l’une des rares sources de liquidité dans un marché ducrédit extrêmement tendu.Ces établissements régionaux, propriété commune de plus de 8.000 établissements de crédit, jouissent d’une position privilégiée sur le marché des capitaux en raison d’une garantie de l’Etat implicite.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
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