Michelin soumet les constructeurs automobiles aux aléas pétroliers
Le fabricant de pneumatiques a décidé d’indexer dès le premier avril ses facturations sur l’évolution du baril de pétrole
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
Michelin n’entend plus subir passivement la volatilité des prix pétroliers. Face à la « récente flambée » de ces derniers, pesant sur ses coûts de production, le fabricant de pneumatiques a décidé d’instaurer, dès le 1er avril, un nouveau dispositif de tarification à destination des constructeurs automobiles.
Michelin souhaite ainsi « distinguer, en toute transparence, les effets matières premières liés au pétrole de la valeur intrinsèque des pneus Michelin ». Le groupe clermontois a indiqué que ses prix seraient désormais ajustés par tranche de variation de cinq dollars du prix moyen sur le mois précédent du baril de Brent. Une initiative qui laisse transparaître une certaine confiance en une hausse structurelle et continue du prix du baril, quand bien même Michelin avance que la nouvelle grille tarifaire est tout à fait ouverte, à la hausse comme à la baisse.
Les clients concernés ont été préalablement informés de ce nouveau dispositif, qui ne remet nullement en cause les relations commerciales existantes, selon un porte-parole.
Une exigence d’adaptabilité d’autant plus cruciale pour Michelin, que le groupe est en grande partie lié à des engagements pris au moment même de la conception d’un nouveau véhicule, soit deux ans environ avant sa mise sur le marché, ce lien prévalant durant toute la durée de vie du modèle. Or, Michelin a avancé que 60 % des coûts de fabrication des produits concernés par l’annonce faite vendredi sont issus de dérivés du pétrole.
Naturellement, des négociations régulières avaient lieu avec nombre de clients. Michelin entend aujourd’hui remplacer ces pourparlers individuels et ponctuels par la mise en œuvre d’un cadre de base s’appliquant de façon claire à l’ensemble de ses clients. Des discussions auront bien toujours lieu, sur une base cependant plus claire et applicable à tous.
L’annonce faite vendredi constitue une innovation de la part de Michelin, qui avait fait part il y a quelques semaines seulement de diverses hausses de tarifs de ses pneus de remplacement en Amérique du Nord et en Europe. Outre-Atlantique, cette mesure pour les poids lourds pourrait atteindre jusqu’à 8 %. Le japonais Bridgestone, principal concurrent de Michelin dans le monde, a concédé il y a un mois anticiper un repli de 22 % de son résultat d’exploitation annuel à fin mars en raison notamment de la hausse du coût des matières premières.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides