Les hedge funds ont rebondi en février après un début d’année difficile
Les fonds ont progressé de 1,28 % et ont surperformé les indices boursiers ; le S&P500 et le Nasdaq ayant reculé respectivement de 3,48 % et 4,95 %
Publié le
Virginie Deneuville
Après un sombre mois de janvier, l’horizon s’est éclairci en février pour l’industrie des hedge funds.«Ayant connu un mois de janvier très difficile et avant un mois de mars qui s’annonce également très compliqué, avec l’accentuation de la crise de liquidité, les hedge funds ont profité de l’accalmie des marchés en février pour rebondir», indique Natixis dans une note de recherche. L’indice synthétique Hennessee Hedge Fund a ainsi crû de 1,28 % le mois passé, contre des reculs respectifs de 3,48 % et 4,95 % pour le S&P500 et le Nasdaq. Dès lors, depuis le début de l’année, les hedge funds surperforment le S&P500 de près de 8 %.
« Les marchés internationaux ont continué à chuter dans un contexte de pressions inflationnistes croissantes et de ralentissement de la croissance économique », souligne Oliver Schupp, président de Credit Suisse Index Co, estimant dans ce contexte que les « hedge funds ont bien résisté à la tempête ».
En effet, « l’ensemble des stratégies hedge funds, exception faite de l’arbitrage de convertibles et l’arbitrage obligataire, ont enregistré des rendements positifs. La stratégie la plus performante a été celle du CTA Global (trading sur matières premières, ndlr), avec une progression de 6,59 %. Le plus faible rendement a été enregistré par l’arbitrage de convertibles (-1,25 %)», note l’Edhec.
Ainsi, «si février a constitué un mois raisonnable pour les fonds long-short equity [combinaison d’achats et de ventes de titres à découvert, ndlr], le marché reste extrêmement difficile pour les fonds fixed income, relève E. Lee Hennessee, dirigeant au sein de la société de conseil Hennessee Group. Plusieurs de ces fonds (…) ont été récemment confrontés à des appels de marge et ont été contraints de vendre des actifs».
Les perspectives de l’industrie dans les prochains mois se révèlent difficiles. «Dans la lignée du mois de janvier, mars s’annonce comme un nouveau stress test d’envergure pour les gérants alternatifs, avec un nombre déjà significatif de fonds en détresse (Carlyle, Drake, Blue River, Peloton) ou «quasi-détresse» (Go Capital) victimes de l’accentuation de la crise du crédit et de l’assèchement global de la liquidité », estime l’équipe de recherche de Natixis.
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