CIT Group pourrait être contraint de trouver un partenaire
Le prêteur indépendant américain a dû activer des lignes de crédit de 7,3 milliards de dollars et compte vendre jusqu'à 7 milliards d’actifs
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Annelot Huijgen
Aujourd’hui, c’est l’objectif numéro un de nombreux établissements financiers américains : rassurer le marché sur leur état de trésorerie. Ainsi, CIT Group, le plus grand prêteur indépendant américain, a expliqué la semaine dernière qu’il avait dû activer les lignes de crédit, 7,3 milliards de dollars en tout, qui lui avaient été accordées entre autres par Barclays, Bank of America, Citigroup et JPMorgan. En août dernier, Countrywide avait également fait appel à ce type de financement, avant de se faire racheter par Bank of America. CIT Group, une société à l’activité très diversifiée – finançant des crédits à la consommation, mais également les secteurs aéronautique et des transports – envisage de vendre des actifs « au premier trimestre » pour récolter quelque 7 milliards de dollars supplémentaires.
Ces fonds serviront à « rembourser de la dette arrivant à maturité en 2008 (un portefeuille estimé à 15 milliards de dollars), incluant du papier commercial (quelque 2,8 milliards de dollars au total) et devront nous permettre de continuer à financer nos métiers principaux ». Au quatrième trimestre, le groupe, qui a un bilan d’environ 83 milliards de dollars selon CreditSights, avait enregistré une perte de 130,7 millions de dollars. Et ce notamment à cause de son portefeuille de prêts subprime, évalué à 9,2 milliards de dollars, soit une exposition totale de 4 milliards de dollars selon Standard & Poor’s. Toutefois, cette activité de prêts immobiliers ne «constitue qu’environ 12 % des actifs, (les autres activités du groupe) continuent à fonctionner à un niveau relativement satisfaisant», souligne CreditSights.
«CIT pourrait devenir une autre victime (de la crise de crédit)», reconnaît CreditSights. Le PDG de CIT Group, Jeffrey Peek, n’exclut pas d’allier son entreprise, pesant 1,8 milliard de dollars en Bourse, à un partenaire «stratégique», préférant «des banques riches en dépôts et pauvres en actifs». Il a indiqué avoir engagé des discussions avec plusieurs candidats intéressés par sa société, numéro un des prêts aux PME. «Toutefois, beaucoup d’établissements financiers n’ont pas une position capitalistique très confortable ou sont occupés par d’autres opérations et pourraient être réticents à mener une fusion dans l’environnement actuel», observe CreditSights, qui cite Wells Fargo et US Bancorp parmi les repreneurs possibles.
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