« Les mesures de la Fed permettront une appréciation progressive des actions »
anticipe Jean-François Virolle, directeur de la stratégie chez Global-Equities
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Propos recueillis par Bruno de Roulhac
L’Agefi : La baisse des taux directeurs de la Fed vous incite-t-elle à être plus optimiste sur les actions ?
Jean-François Virolle : Cette baisse à 2,25 % du taux des Fed funds, certainement pas la dernière, s’inscrit dans un panel de mesures destinées à restaurer la confiance sur le marché interbancaire, et à éviter une crise du crédit et, surtout, de liquidité. Notons l’action conjointe avec d’autres banques centrales, dont la BCE, visant à permettre le prêt aux établissements financiers à hauteur de 200 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain contre des collatéraux très dégradés et peu liquides bien que bénéficiant d’une signature AAA. Ajoutons 200 milliards de dollars d’opérations habituelles ou exceptionnelles de prises en pension contre des liquidités. Enfin la baisse du Prime Credit Rate le 16 mars et l’intervention de la Fed dans le rachat de Bear Stearns par JPMorgan complètent les efforts de la Fed pour juguler la grave crise financière de rating/titrisation. La Federal Housing Administration, de son côté, s’emploie à éviter une crise immobilière majeure avec un plan de sauvetage des ménages en difficulté à hauteur de 300 milliards de dollars. Tout ce qui va dans le sens de la normalisation des marchés interbancaires, du soutien au marché immobilier, du règlement de la crise des subprimes et des monolines, d’une baisse des taux d’intérêt et du sauvetage du système financier permettra une appréciation progressive, mais très lente, des indices actions.
Les craintes accrues sur les bancaires et la faiblesse du dollar ne risquent-elles pas de faire retomber les Bourses ?
Le secteur financier va progressivement bénéficier des actions des banques centrales et des gouvernements. La faiblesse du dollar devient préoccupante pour l’économie de la zone euro. Mais la baisse des taux américains, qui accroît les écarts de taux avec l’Europe, va devenir positive en termes de croissance du PIB américain et, finalement, enrayer le recul du dollar.
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Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides