VW sur le podium des plus hautes amendes infligées à une entreprise
On s’attendait à une amende record et c’en est une.
Volkswagen versera plus de 15 milliards de dollars pour solder une partie, et une partie seulement, des poursuites engagées suite au scandale des émissions polluantes de ses véhicules diesel aux Etats-Unis.
L’accord, signé avec l’administration et les automobilistes, doit encore être entériné par la Justice pour être effectif.
Le record de 20 milliards de dollars établi par BP suite au désastre qu’avait constitué la fuite massive de pétrole dans le golfe du Mexique en 2010, n’est pas battu pour l’instant.
Mais compte tenu des autres poursuites que l’accord annoncé hier ne couvre pas, VW est bien parti pour viser la première marche du podium des amendes les plus élevées jamais infligées à une entreprise.
Car les 15 milliards en question ne couvrent que les dommages causés aux propriétaires de véhicules équipés du moteur 2,0 litres et produites entre 2009 et 2015.
Ils ne couvrent pas les suites possibles des poursuites au pénal pour violation de la législation sur la pollution de l’air, ni de celles concernant les 80.000 véhicules équipés de moteurs de 3,0 litres.
L’accord ne garantit pas non plus que d’autres poursuites de toutes natures ne seront pas encore engagées aux Etats-Unis, sans parler des procédures qui suivent leur cours en Europe pour des raisons similaires.
VW, qui a largement provisionné, affirme avoir les moyens de faire face. Sans doute.
Mais cette amende colossale confirme une nouvelle ère pour les entreprises, bien rares à savoir évaluer les conséquences des manquements à leurs obligations de conformité.
Or le message des autorités est clair : ce ne sera plus simplement aux banques qu’il reviendra de régler l’addition.
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