Volatilité de l’Euro Stoxx 50 : la feuille de route se complique
Des mois durant, le seul chemin pour la volatilité implicite (VI) des indices actions a été à la baisse, tant l’appétit au risque était marqué. D’un mois à l’autre, la VI 90 jours de l’Euro Stoxx 50 a d’ailleurs encore perdu près de 3 points. Cela reflète le rebond de l’indice et le repli marqué de sa volatilité réalisée à 1 mois, passée de 20% à 13%.
Toutefois, les marchés actions européens ne font plus grand chose depuis six mois. L’Euro Stoxx 50 flirtait déjà avec 3.000 points mi-septembre 2009. Depuis lors, la reprise économique s’est confirmée. Elle est toutefois loin d’être vigoureuse, dans la zone euro du moins. Plus globalement, un scénario de double-dip ne peut être balayé d’un revers de la main. La diète des bilans bancaires n’est pas achevée et son impact sur la consommation et les marchés immobiliers n’a peut-être pas encore été pleinement vu.
La prudence s’impose donc pour les volatilistes comme pour les gestionnaires d’actifs. Certes le scénario central laisse entendre que les marchés actions devraient continuer à avancer et la VI s’apaiser. Toutefois, les trames ayant conduit aux turbulences du début d’année sont toujours présentes. De la même manière qu’en 2008 la tempête sur les marchés actions s’est déroulée en deux temps, un second acte de crise sur les dettes périphériques européennes est par exemple possible.
En somme, si des positions vendeuses de volatilité restent opportunes à la monnaie il semble également crucial d’acheter des puts en dehors. En d’autres termes, pour le trading de volatilité, des ventes de put spreads semblent plus appropriées que des ventes de puts. D’autant plus que la skew se trouve à un point bas plutôt bas. Pour les gestionnaires d’actifs, l’achat de puts semble maintenant fondamentalement justifié.
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