Vikram Pandit procède à un nouveau coup de torchon chez Citigroup
Le patron de la banque a changé les responsables des activités de prime brokerage et de banque de détail aux Etats-Unis, deux secteurs clés
Publié le
Alexandre Garabedian
Quatre mois après avoir pris la direction générale de Citigroup, Vikram Pandit continue d’imprimer sa marque à la tête du géant américain ébranlé par la crise des subprimes. La banque a confirmé vendredi une série de nominations dans ses activités de marché et de détail, confirmant ainsi des informations de presse.
Premier pôle concerné : les activités de détail aux Etats-Unis. Pour reprendre celles-ci en main, Citigroup est allé chercher chez le britannique Lloyds TSB la patronne de la banque de particuliers, Terry Dial. Cette Américaine avait elle-même été débauchée en 2005 de chez Wells Fargo pour redonner un coup de fouet aux activités de l’établissement anglais.
Une recrue importante pour Citigroup à plus d’un titre. Le métier de banque de détail aux Etats-Unis se prépare à des jours difficiles à mesure que la crise de l’immobilier américain subprime touche d’autres compartiments, comme les cartes de crédit et les crédits à la consommation. Par ailleurs, Vikram Pandit, un vétéran de la banque d’investissement qui a construit sa réputation chez Morgan Stanley, n’a guère d’expérience de cette activité plus grand public.
Le patron de la banque a aussi pris les devants dans le prime brokerage, le financement des fonds à levier. Un domaine qui a concentré l’attention du marché ces dernières semaines, la politique plus restrictive des banques prêteuses ayant conduit certains fonds fortement endettés, comme Carlyle Capital Corp, à liquider des actifs. Les deux patrons mondiaux de l’activité pour Citigroup, Ali Hackett et Tom Tesauro, vont ainsi quitter la banque. Ils seront remplacés par Nick Roe, l’actuel patron de ce métier pour l’Europe.
Vikram Pandit, qui a également procédé à des nominations dans le département contrôle des risques, a entamé dès son arrivée une revue des métiers de la banque qui doit s’achever en mai. Une nécessité pour redorer le blason d’une institution qui a perdu 9,8 milliards de dollars au dernier trimestre 2007 après avoir passé plus de 18 milliards de provisions et de dépréciations à cause de la crise du subprime. Depuis début 2007, Citigroup a vu sa valeur chuter de 150 milliards de dollars et a glissé du premier au troisième rang des banques américaines sur le critère de la capitalisation boursière.
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