Vers une décélération de la croissance en Italie au troisième trimestre
Sans surprise, le PIB transalpin au deuxième trimestre a été publié, en première estimation, en hausse de 0,3% par rapport au premier trimestre
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Tân Le Quang
Après une croissance anémique au premier trimestre, l’activité en Italie a repris un peu de couleurs. Comme attendu, le PIB transalpin affiche une hausse séquentielle, au deuxième trimestre, de 0,3%, en première estimation, contre +0,1% pour la période allant de janvier à mars. En rythme annuel, la statistique ressort à +0,8%. A la fin du deuxième trimestre, l’acquis de croissance s’établit à 0,7% alors que Rome s’est fixé une croissance de 1,1%. UniCredit estime que la hausse de 1,5% de la production industrielle au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, dans un contexte d’activité industrielle globalement terne, confirme que celle-ci a certainement contribué de manière importante à l’accélération du PIB.
Pour autant, la banque note que les deux baisses consécutives mensuelles de la production industrielle de 0,6% en mai et juin ne laissent présager rien de bon pour les perspectives de production au troisième trimestre. D’ailleurs, le PMI du secteur des services est passé de 53,3, en mars, à 48,6 en juillet. Celui du secteur manufacturier s’est contracté à 50,1 en juillet, contre 59 en février. L’indice de confiance économique d’ISTAT s’est contracté de 103,5 en janvier à 98,5 en juillet. «Il y a des risques élevés que la croissance du PIBdécélère encore au troisième trimestre, précise UniCredit, bien qu’il soit trop tôt pour affiner la prévision pour toute l’année, nous estimons que la prévision de hausse du PIB de 1,1% nous paraît optimiste, vu que nous voyons désormais une expansion de l’économie italienne n’allant pas au-delà des 1%.» Il n’y a pas de bonnes nouvelles pour l’économie italienne. D’après Barclays, celle-ci «devra se reposer sur la demande étrangère pour augmenter la croissance du PIB réel».
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