Une sortie de Temasek pourrait rebattre les cartes au capital de StanChart
StanChart pourrait faire l’objet d’une recomposition de son capital. Il s’agit d’une hypothèse au lendemain de la publication par le Financial Times d’un article indiquant que le principal actionnaire de la banque britannique, Temasek, pourrait céder sa participation.
Une participation de 18% valorisée à quelque 6 milliards de livres, l’équivalent de 7,5 milliards d’euros. La banque et le fonds ont refusé hier de commenter. Plus prudemment, le Telegraph a souligné dans le sillage de son confrère que la sortie de Temasek a déjà été évoquée par le passé et cite des sources estimant que l’annonce du Financial Times pourrait bien être le fruit de l’intérêt des banquiers à ramener le dossier sur le devant de la scène.
Il n’empêche, l’affaire met en lumière au-delà des orientations stratégiques du portefeuille de Temasek (vers les matières premières particulièrement) l’attrait relatif du secteur bancaire pour les investisseurs.
Citant des sources proches, le FT croit savoir que Temasek a rencontré plusieurs investisseurs au cours des derniers mois, sans qu’aucune discussion formelle ne soit actuellement à l’œuvre. Le calendrier souhaité par Temasek a certes pu pâtir de la chute de 20% du cours de StanChart le mois dernier après que la banque a convenu de verser 340 millions de dollars aux autorités américaines en échange de l’abandon de poursuites relatives au respect des sanctions imposées à l’Iran.
Le fonds singapourien pourrait bien tout de même tirer parti de la valorisation actuelle de StanChart, dont l’activité très majoritairement orientée vers l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient lui a permis de résister en termes de capitalisation face à ses rivales internationales.
Temasek a fait son entrée au capital il y a six ans à hauteur de 11,5% pour un peu moins de 2,3 milliards de livres. Si ses perspectives peuvent séduire des concurrentes soucieuses de diversification, sa capitalisation, qui a bondi de 60% depuis 2005 à 35 milliards de livres, peut constituer un obstacle. Elle représente 1,4 fois la valeur comptable, deux fois plus que la plupart des grands noms du secteur bancaire.
Sur la foi de liens historiques avec StanChart, les deux quotidiens britanniques ont cité hier une hypothétique occasion d’agir pour JPMorgan ou Santander. Le Telegraph assure qu’en cas d’offensive, «HSBC serait contrainte de répondre par une contre-offre».
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