«Une part de high yield dans les portefeuilles peut se révéler protectrice»

Marie-Anne Allier, responsable gestion taux aggregate chez Amundi
Krystèle Tachdjian

- L’Agefi: Le crédit corporate profite d’une amélioration de l’appétit pour le risque et de la recherche de rendements élevés. Quel peut être l’impact d’une récession sur cette classe d’actifs?

- Marie-Anne Allier : Le ralentissement économique peut influencer le crédit corporate de deux façons : il va probablement continuer à maintenir une pression baissière sur les taux «sans risque», prolongeant la recherche de rendements. D’un autre côté, une récession soit sévère soit prolongée va inévitablement assécher les liquidités des entreprises et peser sur leur profil de risque. D’un problème de liquidité (que les banques centrales s’attellent à éviter) on risque le problème de solvabilité. Toutefois, le risque de ralentissement économique ne semble pas encore constituer une menace pour la classe d’actif.

- Quelle est votre stratégie?

- Au-delà d’une vue globalement positive sur le corporate, les problématiques de rating sont un frein à une trop grande agressivité. D’un autre côté les corporates qui restent notés dans la catégorie A sont maintenant chers et leur taux ne protègent que marginalement contre le risque. Nous encourageons nos clients à ne pas se laisser enfermer dans des carcans de rating trop étroits, au risque de se retrouver très concentrés sur un petit nombre de secteurs et d’émetteurs. Il y a une vie après l’investment grade et une part de high yield dans les portefeuilles peut se révéler protectrice quand elle permet de mieux se diversifier. Nous avons toujours un appétit pour les financières leaders dans leurs pays (les fameux G-SIFIs) ainsi que sur les émissions primaires qui offrent encore des primes intéressantes.

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