Une nuit de tous les dangers sur les marchés des changes
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Philippe Mudry
2016 restera comme une année à part sur les marchés des changes.
Après la folle nuit du Brexit, où bien des cambistes se sont brûlés les doigts, la nuit prochaine risque d’être tout aussi incertaine et agitée pour les traders.
Ceux-ci seront une fois encore aux premières loges pour réagir aux premiers indices de sorties d’urnes jusqu’à la publication de résultats fiables.
Si Hillary Clinton l’emporte, chacun s’attend à une hausse modérée du dollar.
Si c’est son concurrent, une forte baisse du billet vert contre le franc suisse, le yen et l’or devrait s’accompagner d’une hausse aussi marquée contre certaines devises émergentes, en particulier le peso mexicain, véritable victime expiatoire de cette campagne électorale.
La devise mexicaine, qui n’a cessé de monter et de descendre en sens inverse des intentions de vote en faveur du candidat républicain, est devenue à l’approche du scrutin l’un des jauges de risques les plus regardées sur les marchés.
Tandis que les émergents concernés resteront spectateurs de l’évolution de leurs propres devises, d’autres pays plus riches, comme la Suisse ou le Japon, sont bien décidés à mettre toute leur puissance de feu en action si nécessaire.
Si Donald Trump est élu, la Banque nationale suisse a annoncé hier qu’elle interviendrait aussi vigoureusement qu’après le vote sur le Brexit pour éviter que le franc suisse ne crève une nouvelle fois le plafond.
Le prix à payer par la Suisse pour éviter que le franc n’asphyxie totalement l’économie est élevé.
En quatre ans et demi, la BNS a dû acheter, en contrepartie de ses ventes de francs, l’équivalent de plus de 400 milliards de FS de devises étrangères, multipliant ses réserves de changes par près de 3 !
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Samedi 29 août, aux journées d'été du PS, le candidat à la présidentielle François Ruffin s’en est pris à la primaire du PS et de Place publique. Il y voit « une démarche presque antipopulaire »
Vendredi 28 août au soir, un important incendie a été provoqué par une frappe de drone russe, qui visait un entrepôt contenant des explosifs en périphérie de Kiev. Le bilan s'est alourdit à 37 morts, selon Timur Tkatchenko, le chef de l’administration militaire régionale