Une nuit de tous les dangers sur les marchés des changes
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Philippe Mudry
2016 restera comme une année à part sur les marchés des changes.
Après la folle nuit du Brexit, où bien des cambistes se sont brûlés les doigts, la nuit prochaine risque d’être tout aussi incertaine et agitée pour les traders.
Ceux-ci seront une fois encore aux premières loges pour réagir aux premiers indices de sorties d’urnes jusqu’à la publication de résultats fiables.
Si Hillary Clinton l’emporte, chacun s’attend à une hausse modérée du dollar.
Si c’est son concurrent, une forte baisse du billet vert contre le franc suisse, le yen et l’or devrait s’accompagner d’une hausse aussi marquée contre certaines devises émergentes, en particulier le peso mexicain, véritable victime expiatoire de cette campagne électorale.
La devise mexicaine, qui n’a cessé de monter et de descendre en sens inverse des intentions de vote en faveur du candidat républicain, est devenue à l’approche du scrutin l’un des jauges de risques les plus regardées sur les marchés.
Tandis que les émergents concernés resteront spectateurs de l’évolution de leurs propres devises, d’autres pays plus riches, comme la Suisse ou le Japon, sont bien décidés à mettre toute leur puissance de feu en action si nécessaire.
Si Donald Trump est élu, la Banque nationale suisse a annoncé hier qu’elle interviendrait aussi vigoureusement qu’après le vote sur le Brexit pour éviter que le franc suisse ne crève une nouvelle fois le plafond.
Le prix à payer par la Suisse pour éviter que le franc n’asphyxie totalement l’économie est élevé.
En quatre ans et demi, la BNS a dû acheter, en contrepartie de ses ventes de francs, l’équivalent de plus de 400 milliards de FS de devises étrangères, multipliant ses réserves de changes par près de 3 !
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve