Une grande disparité entre les entreprises sur l’épargne salariale
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Pauline Armandet
Didier Valet, senior advisor chez Bain & Co et advisor chez Epsor
Aujourd’hui, près d’un Français sur quatre dispose d’un système d’épargne salariale, que ce soit un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un Perco (Plan épargne retraite collectif). Or, lorsqu’on regarde par typologie d’entreprises, il existe une grande disparité : dans celles de 10 à 49 salariés, seulement un Français sur cinq dispose d’un dispositif d’épargne salariale, alors que plus de 90 % des salariés des très grandes entreprises en bénéficient. La loi Pacte a allégé un certain nombre de charges salariales qui existaient sur ces plans d’épargne entreprise et sur le Perco. Notamment, pour les entreprises de petite taille, elle a supprimé le forfait social qui conduit à un incentive ; c’est-à-dire à une incitation assez forte pour les TPE et les PME à déployer ce type de dispositif de sorte à associer leurs salariés à la croissance de l’entreprise.
Nous avons investi dans Epsor qui propose de réinventer l’épargne salariale. Dans plus de 50 % des cas, le salarié épargnant estime qu’il ne reçoit pas assez d’informations du prestataire et Epsor se différencie de la concurrence en étant attentif à la fois au prescripteur (RH ou direction financière) mais aussi au salarié épargnant. Même si Epsor a été lancée avant les discussions autour de la loi Pacte, leur savoir-faire et ce changement règlementaire est un véritable coup d’accélérateur pour qu’Epsor prenne son envol.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
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