L’Agefi: Voyez-vous la crise du dollar s’amplifier ?
Jean-Louis Mourier : La tendance à la baisse du dollar est le fruit de l’accumulation des déséquilibres depuis de nombreuses années. L’accélération récente du mouvement est, en revanche, le fruit de la crise immobilière et financière que traversent les Etats-Unis. Certes, les institutions financières européennes et asiatiques ont aussi dû déprécier une partie de leur portefeuille d’actifs. Elles subissent aussi l’assèchement de la liquidité sur les marchés monétaires et des titrisations. Mais le cœur de la crise est bel et bien aux Etats-Unis. Les dernières mesures annoncées par les autorités politiques et monétaires américaines, si elles ne règlent pas encore totalement cette crise, sont de nature à empêcher une aggravation supplémentaire. Toute amélioration de la confiance des agents financiers, tout signe de diminution des tensions sur les marchés obligataires et monétaires provoqueront un regain de faveur du dollar à court terme.
La livre peut-elle suivre le même chemin que le billet vert ?
Les conditions sont très différentes. Le dollar pâtit d’autant plus de sa faible rémunération que la crise bancaire engendre une défiance marquée des investisseurs. Des inquiétudes sont apparues sur quelques établissements britanniques mais elles restent sans commune mesure avec le risque mis en avant outre-Atlantique. Surtout, même si Mervyn King, gouverneur de la BoE, estime que la prolongation de la crise financière augmente la probabilité d’une baisse prochaine des taux directeurs de la BoE, ces risques restent élevés au regard de ceux qui prévalent dans les autres grandes économies. Dans ces conditions, la tendance à la dépréciation de la livre ne devrait pas s’amplifier ces prochains mois. Une « crise » du sterling est peu probable.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides