L’Agefi: Voyez-vous la crise du dollar s’amplifier ?
Jean-Louis Mourier : La tendance à la baisse du dollar est le fruit de l’accumulation des déséquilibres depuis de nombreuses années. L’accélération récente du mouvement est, en revanche, le fruit de la crise immobilière et financière que traversent les Etats-Unis. Certes, les institutions financières européennes et asiatiques ont aussi dû déprécier une partie de leur portefeuille d’actifs. Elles subissent aussi l’assèchement de la liquidité sur les marchés monétaires et des titrisations. Mais le cœur de la crise est bel et bien aux Etats-Unis. Les dernières mesures annoncées par les autorités politiques et monétaires américaines, si elles ne règlent pas encore totalement cette crise, sont de nature à empêcher une aggravation supplémentaire. Toute amélioration de la confiance des agents financiers, tout signe de diminution des tensions sur les marchés obligataires et monétaires provoqueront un regain de faveur du dollar à court terme.
La livre peut-elle suivre le même chemin que le billet vert ?
Les conditions sont très différentes. Le dollar pâtit d’autant plus de sa faible rémunération que la crise bancaire engendre une défiance marquée des investisseurs. Des inquiétudes sont apparues sur quelques établissements britanniques mais elles restent sans commune mesure avec le risque mis en avant outre-Atlantique. Surtout, même si Mervyn King, gouverneur de la BoE, estime que la prolongation de la crise financière augmente la probabilité d’une baisse prochaine des taux directeurs de la BoE, ces risques restent élevés au regard de ceux qui prévalent dans les autres grandes économies. Dans ces conditions, la tendance à la dépréciation de la livre ne devrait pas s’amplifier ces prochains mois. Une « crise » du sterling est peu probable.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse