L’Agefi: Voyez-vous la crise du dollar s’amplifier ?
Jean-Louis Mourier : La tendance à la baisse du dollar est le fruit de l’accumulation des déséquilibres depuis de nombreuses années. L’accélération récente du mouvement est, en revanche, le fruit de la crise immobilière et financière que traversent les Etats-Unis. Certes, les institutions financières européennes et asiatiques ont aussi dû déprécier une partie de leur portefeuille d’actifs. Elles subissent aussi l’assèchement de la liquidité sur les marchés monétaires et des titrisations. Mais le cœur de la crise est bel et bien aux Etats-Unis. Les dernières mesures annoncées par les autorités politiques et monétaires américaines, si elles ne règlent pas encore totalement cette crise, sont de nature à empêcher une aggravation supplémentaire. Toute amélioration de la confiance des agents financiers, tout signe de diminution des tensions sur les marchés obligataires et monétaires provoqueront un regain de faveur du dollar à court terme.
La livre peut-elle suivre le même chemin que le billet vert ?
Les conditions sont très différentes. Le dollar pâtit d’autant plus de sa faible rémunération que la crise bancaire engendre une défiance marquée des investisseurs. Des inquiétudes sont apparues sur quelques établissements britanniques mais elles restent sans commune mesure avec le risque mis en avant outre-Atlantique. Surtout, même si Mervyn King, gouverneur de la BoE, estime que la prolongation de la crise financière augmente la probabilité d’une baisse prochaine des taux directeurs de la BoE, ces risques restent élevés au regard de ceux qui prévalent dans les autres grandes économies. Dans ces conditions, la tendance à la dépréciation de la livre ne devrait pas s’amplifier ces prochains mois. Une « crise » du sterling est peu probable.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Au Moyen-Orient, en Asie centrale et dans le Caucase, la politique monétaire est devenue plus efficace au fur et à mesure que les banques centrales consolidaient leur indépendance. Un constat dressé par le FMI qui propose aussi quelques pistes de renforcement.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...
Les premières réponses de formations tombent ce mardi. La plateforme entrée en vigueur en 2018 nourrit encore des angoisses dans les foyers, instrumentalisées à dessein par la classe politique.