L’essor du marché des «sukuks» a subi un coup d’arrêt. L’interruption des émissions d’obligations répondant à la charia islamique au profit des titres courts décidée par la banque centrale de Malaisie (BNM), qui était l’acteur le plus important du marché, a conduit à une chute des volumes totaux d’environ 45% l’an dernier.
Dans son étude annuelle consacrée à ce marché et publiée début décembre, Standard & Poor’s estime que le montant des émissions de «sukuks» a reculé à un niveau de 63,5 milliards de dollars en 2015, après avoir atteint 116,4 milliards sur l’année 2014. Sans tenir compte de l’effet du retrait de la BNM qui avait émis à elle seule 50 milliards de dollars en 2014, soit environ 43% du volume total, les émissions de sukuks ont affiché en 2015 un recul nettement plus limité de 5% sur un an.
«La chute des prix du pétrole ne devrait entraîner qu’une légère baisse des dépenses publiques et notamment en infrastructures de la part des pays du Golfe et de la Malaisie», estime S&P. L’agence table sur une nouvelle baisse des volumes à un niveau compris entre 50 et 55 milliards de dollars l’an prochain, en l’absence d’un retour de la BNM sur le marché.
Si S&P s’attend à ce que le lancement du processus de remontée des taux décidé par la Fed et la complexité des émissions de sukuks pèsent sur l’activité du marché cette année, l’agence ajoute que les volumes d'émission pourraient cependant être soutenus par «le programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale européenne ainsi que par une levée potentielle des sanctions contre l’Iran et par l’entrée de certains nouveaux émetteurs».
Trois institutions étudient actuellement plusieurs moyens de développer les instruments de la finance islamique, alors que le Fonds monétaire international a exhorté au mois de novembre dernier les Etats du Golfe et du sud-est asiatique à accroître leur recours au marché primaire des sukuks sur tout un spectre de maturités et à intégrer les titres dans leur stratégie de gestion de leur dette. Le FMI a également affiché son intention de développer ses outils de surveillance et de gestion du risque de ce marché, notamment dans les pays où il revêt une dimension systémique.
Le géant français de la publicité s'offre une société américaine spécialisée dans le partage de données entre entreprises. L'opération devrait porter son profit par action dès la première année.
Axel Plichon, cofondateur et responsable du développement d’Eleva Capital, explique à L'Agefi les raisons de l’ouverture d’un grand bureau à Milan. Revenant sur l’année 2025, il confie que d’autres stratégies que les fonds phare ont attiré des flux. Enfin, il se dit peu intéressé par la croissance externe.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Aux Etats-Unis, la montée des actifs alternatifs met les réseaux de distribution sous pression, selon une étude de Cerulli. La formation des conseillers devient un enjeu clé auquel les sociétés de gestion doivent être en mesure de répondre.
L'institution bancaire publique salue le rôle croissant des fonds alternatifs dans la finance mondiale mais estime que l’essor des hedge funds, du private equity et du crédit privé doit être davantage sous surveillance.
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