Une correction de l’appétit pour le crédit en cours
Le graphique ci-contre montre l'évolution de l’appétit pour le crédit, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque des obligations et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque de crédit a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le crédit vaut 100%, les obligations les plus risquées (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont celles ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l'égard des dettes les plus risquées.
La lecture de cet indicateur est classiquement contrariante. Une surchauffe de l’indicateur précède généralement un ajustement des prix des signatures les plus risquées. Inversement, un rebond des prix des obligations les moins sûres prend place après le franchissement du seuil de panique de l’indicateur.
Depuis le début de l’année 2013, l’appétit pour le crédit a connu une hausse importante pour venir toucher fin février/début mars le seuil supérieur indiquant un excès de la demande des signatures les plus risquées. Depuis, l’appétit pour le crédit se normalise avec un mouvement de fuite vers la sécurité. La difficile adjudication slovène en témoigne.
Il paraît dans ces conditions plus raisonnable d’attendre la fin de cet ajustement avant de se repositionner sur les dettes les plus risquées.
{"title":"","image":"79629»,"legend":"L\u2019app\u00e9tit pour le cr\u00e9dit»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Les répercussions devraient être plus modérées que celles de la guerre en Ukraine en 2022 »
Michele Morganti, Senior Equity Strategist chez Generali Investments -
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement. -
Céline Dion pourrait apporter un léger coup de pouce à la croissance française
La star québécoise donnera 16 concerts devant 480.000 spectateurs à La Défense Arena cet automne. L’exclusivité mondiale de ces shows pourrait attirer de nombreux visiteurs étrangers à Paris et ajouter jusqu'à un milliard d'euros d'activités à l'économie française. -
La justice américaine abandonne les poursuites contre Jerome Powell
Cette décision devrait ouvrir la voie à la nomination de Kevin Warsh en tant que prochain président de la banque centrale américaine.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Axiom AI doit parer aux aléas de toute fusion
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'Opinion« Le problème européen est double : trop de régulation et une mauvaise lecture du monde »
Franco Bernabe : « Pour le monde de l’énergie, c’est le pire cauchemar depuis la guerre du Kippour. La situation actuelle est bien plus fluide, plus instable, plus complexe et, objectivement, plus dangereuse que durant la guerre froide » -
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet