Une correction de l’appétit pour le crédit en cours
Le graphique ci-contre montre l'évolution de l’appétit pour le crédit, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque des obligations et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque de crédit a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le crédit vaut 100%, les obligations les plus risquées (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont celles ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l'égard des dettes les plus risquées.
La lecture de cet indicateur est classiquement contrariante. Une surchauffe de l’indicateur précède généralement un ajustement des prix des signatures les plus risquées. Inversement, un rebond des prix des obligations les moins sûres prend place après le franchissement du seuil de panique de l’indicateur.
Depuis le début de l’année 2013, l’appétit pour le crédit a connu une hausse importante pour venir toucher fin février/début mars le seuil supérieur indiquant un excès de la demande des signatures les plus risquées. Depuis, l’appétit pour le crédit se normalise avec un mouvement de fuite vers la sécurité. La difficile adjudication slovène en témoigne.
Il paraît dans ces conditions plus raisonnable d’attendre la fin de cet ajustement avant de se repositionner sur les dettes les plus risquées.
{"title":"","image":"79629»,"legend":"L\u2019app\u00e9tit pour le cr\u00e9dit»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
STMicroelectronics relève sa cible de ventes dans les centres de données
Au deuxième trimestre, le fabricant de semiconducteurs a enregistré une croissance de près de 13% et sa marge brute s'est améliorée d'un point. -
Dassault Systèmes confirme l'acquisition d'ArisGlobal et ses ambitions annuelles
L'éditeur de logiciels a annoncé la reprise du groupe américain pour 1,8 milliard de dollars à l'occasion de la publication de ses comptes trimestriels. -
Wellington, Vanguard et Blackstone lancent deux produits en commun
Il s'agit de deux fonds mêlant coté et non-coté et qui seront distribués dans un premier temps dans les réseaux de banque privée de Merrill et de Bank of America. -
Thales maintient ses objectifs 2026 malgré la baisse de son profit net
Les résultats du groupe ont été pénalisés par une charge exceptionnelle mais le secteur de la défense continue à porter sa croissance. -
BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Les encours de la gestion d'actifs de BNP Paribas ont progressé de 4,7% sur le trimestre, ressortant à 1.732 milliards d'euros au 30 juin 2026. -
Le FMI plaide pour un cloisonnement juridique des mandats des fonds souverains
Yan Liu, directrice du département juridique du FMI, appelle à revoir le cadre légal des fonds souverains, dont les actifs ont atteint 15.820 milliards de dollars selon Global SWF.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- Arnaud Jacquemin et Gaëlle Duclos (Société Générale Securities Services) : « La taille n’est qu’une dimension de notre compétitivité »
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- Amundi va générer une plus-value de 300 millions d'euros avec l'IPO de SBI FM
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
- Echiquier Gestion Privée mise sur l'architecture ouverte pour séduire de nouveaux clients
Contenu de nos partenaires
-
IA-commerceCdiscount continue sa mue technologique avec son « usine agentique »
L'enseigne dirigée par Thomas Métivier déploie une infrastructure où plusieurs intelligences artificielles coopèrent pour accélérer et sécuriser le développement logiciel -
Coulisses« Ferme » mais ouvert au dialogue : ce Français chargé de négocier avec la Chine
La Commission européenne a nommé cet été un Monsieur Chine, dont la mission consiste à coordonner le travail en interne et à aller au contact des négociateurs de Pékin -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut