Une confiance maintenue dans le potentiel des actions
Les marchés émergents cèdent le pas aux marchés développés dans les préférences des investisseurs individuels
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Nuno Teixeira, Schroders
L’étude mondiale menée en janvier par Schroders sur le comportement de 15.700 investisseurs individuels confirme le retour de la confiance: 56% des sondés se déclarent plus ou beaucoup plus confiants qu’en 2013, contre seulement 11% moins ou beaucoup moins confiants. 70% d’entre eux mentionnent les actions comme une des classes d’actifs les plus prometteuses en 2014, loin devant les obligations (18%), l’or (15%) et l’immobilier (14%). Si les actions bénéficiaient déjà d’un score élevé en 2013 (68%), les autres classes d’actifs sont en revanche en recul assez net.
Au plan régional, l’Asie Pacifique demeure prometteuse (39% l’évoquent parmi les zones d’investissement privilégiées), mais en recul par rapport au niveau de 2013 (46%). En revanche, l’Amérique du Nord (31%) et l’Europe de l’Ouest (27%) reviennent au devant de la scène avec des niveaux d’intérêt en hausse sensible par rapport à l’an dernier (18% et 11% en 2013).
S’agissant des investisseurs français, le biais européen demeure assez marqué (pour 43%), dopé par la préférence toujours nette à l’égard des actions françaises (évoquées par 32% des épargnants en tête des intentions d’investissement). Mais les classes d’actifs de diversification totalisent des pourcentages significatifs, à commencer par l’Asie Pacifique (29%), l’Amérique du Nord (26%) ou les pays émergents (58% en cumul).
Cette enquête témoigne aussi d’une dichotomie chez beaucoup d’investisseurs entre confiance retrouvée et tolérance au risque. Une grande majorité privilégie des investissements à couple perfor-mance/risque faible (44%) ou modéré (35%). Les gestionnaires devront donc faire preuve d’ingéniosité pour développer des solutions permettant d’offrir une exposition suffisante aux marchés d’actions mais sans exposer les épargnants à des pertes en capital trop importantes.
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