Une avalanche de pertes potentielles liées à l’affaire Bernard Madoff
Publié le
Nombre d'établissements financiers ont communiqué ces derniers jours concernant leur exposition aux fonds gérés par Bernard Madoff. En voici une sélection non exhaustive (lire aussi L’Agefi du 15 décembre) :
Le Financial Times a ainsi révélé à l’aide d’une source anonyme proche du dossier que HSBC avait une exposition de 1,5 milliard de dollars. Santander de son côté a declaré que son fonds Optimal était exposé à hauteur de 2,33 milliards d’euros. Selon le Wall Street Journal, par ailleurs, l’exposition d’Ascot Partners s’élève à 1,8 milliard de dollars. Par ailleurs, Bloomberg croit savoir qu’Access International Advisors comptablise une exposition de 1,4 milliard de dollars.
En suisse, la situation n’est guère plus enviable, avec Benbassat & Cie exposé pour 1,1 milliard de francs suisses (697 millions d’euros), comme l’a rapporté Le Temps, qui explique que l’Union bancaire privée a déjà perdu 1 milliard de francs dans cette affaire. Celle du fonds Reichmuth Matterhorn de Reichmuth & Co est de 325 millions de dollars. Sans en préciser le montant un porte-parole d’UBS a assurée que la banque était exposée de manière limitée et insignifiante.
Royal Bank of Scotland a annoncé qu’il pourrait avoir une perte potentielle de 400 million de livres (447 millions d’euros), pendant que la filiale de gestion d’actifs d’Unicredit, Pioneer Investments, est exposée selon Bloomberg à hauteur de 280 millions de dollars au travers de son hedge fund Primeo Select. Man Group, le plus important fonds alternatif coté européen, a pour sa part fait part d’une exposition voisine de 360 millions de dollars, directe ou indirecte, aux fonds liés à Bernard Madoff.
En France, BNP Paribas a annoncé une exposition de 350 million d’euros, tandis que Natixis a déclaré être exposée indirectement pour environ 450 millions d’euros. La Société Générale a confirmé ce matin une exposition «négligeable, inférieure à 10 millions d’euros».
Nomura a quant à elle précisé que le fonds de Madoff pourrait lui coûter 27,5 milliards de yens (225 millions d’euros).
La société de gestion fondée par Edouard Carmignac aborde une nouvelle phase de développement après l'arrivée récente de Christophe Arzano. Cette activité, qui pèse près d'un milliard d'encours, compte une dizaine de collaborateurs, dont trois ont été recrutés sur les douze derniers mois.
Le géant de l’intelligence artificielle va émettre de nouvelles actions via diverses opérations, y compris la création de nouveaux titres de dépôt. Berkshire Hathaway investira pour 10 milliards de dollars.
Luc Bigel, Hamza Akli, Adeline Le Bihan - DLA Piper France
Le marché de la cyberassurance a besoin de règles claires, pour conjuguer trois impératifs : la rapidité de la réponse opérationnelle, la loyauté de l’information transmise aux autorités et la prévisibilité de l’indemnisation, estiment les avocats de DLA Piper.
La société d’investissement boucle son septième fonds à 3,9 milliards d’euros, contre 3 milliards initialement visé. Il succède à un vintage de 2,3 milliards en 2023.
Avec 314 milliards d'euros d'actifs hors unités de compte, CNP Assurances maintient une exposition délibérément contenue à la dette privée, autour de 4% de son allocation. Sa directrice des investissements France défend une approche pragmatique sur une classe d'actifs qu'elle juge mal servie par les débats récents.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN
Selon plusieurs sources américaines citées par Axios, Donald Trump aurait reproché à Benjamin Netanyahu l'escalade militaire menée par Israël au Liban, lundi 1er juin. Celle-ci pourrait mettre en péril les négociations en cours avec l'Iran
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?