« Un relèvement du refi au premier semestre 2011 est plausible »
Henri Delessy, économiste à La Banque Postale
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Tân Le Quang
La BCE ayant opté pour une stratégie de sortie prudente, quand attendez-vous une hausse du refi ?
Henri Delessy : La BCE l’a bien laissé entendre par ses décisions du 4 mars. Sa priorité est de normaliser, prudemment, sa gestion des liquidités bancaires et ses opérations de refinancement. Sauf nouvelle secousse frappant les banques, ce retour à la normale devrait être achevé en fin d’année et il s’accompagnera d’une remontée des taux interbancaires vers le refi. Ce n’est sans doute qu’ensuite que la hausse du taux directeur sera envisagée. Si la reprise dans la zone euro a gagné en robustesse, un relèvement du refi au premier semestre de l’an prochain est plausible. Cependant, sa remontée s’annonce lente. A moins d’une baisse marquée de l’euro, la tendance de fond de l’inflation semble durablement affaiblie par les séquelles d’une récession très sévère: chômage élevé, capital productif sous-utilisé. En outre, la reprise sera freinée par les ajustements budgétaires déjà entrepris ou qui se profilent.
Les taux à 10 ans au Royaume-Uni et aux Etats-Unis peuvent ils dépasser la barre des 4 % d’ici 6 mois ?
Oui, mais pour des raisons sans doute différentes. Outre-Atlantique, la reprise est certes entravée par le nécessaire désendettement des ménages mais elle se confirme, d’autant plus que le resserrement budgétaire n’est pas encore d’actualité. Elle peut pousser, au moins temporairement, le taux à 10 ans américain au-dessus de 4%. Dans le cas du Royaume-Uni, c’est plutôt la défiance à l’égard d’une économie qui conjugue des finances publiques fortement dégradées avec une reprise très laborieuse qui risque de tendre les taux longs.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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