Deutsche Bank pourrait à son tour ne pas pouvoir tenir ses objectifs 2008
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Alexandre Boksenbaum
Au fil des semaines, même les établissements financiers les plus résistants perdent en confiance et en sérénité. L’opération de sauvetage lancée par JPMorgan sur Bear Stearns et les revirements de Credit Suisse témoignent largement de cette nouvelle dégradation du climat des affaires bancaires. Si besoin en était, Deutsche Bank vient d’en apporter une nouvelle illustration. Alors qu’elle envisageait des conditions de marchés « stimulantes » pour 2008 début février, la banque allemande a averti mercredi les investisseurs, avec la publication de son rapport annuel, que ces objectifs 2008 pourraient ne pas être atteints. Le mois de mars qui s’achève est passé par là. Il devrait laisser des traces dans les comptes des banques d’investissement. Credit Suisse, pas le plus mal loti du secteur en 2007, a ainsi dû reconnaître le 20 mars qu’il devrait afficher une perte au premier trimestre. La banque helvétique était pourtant encore rentable jusqu’à fin février. Les turbulences du mois écoulé ont vraisemblablement pesé aussi sur Deutsche Bank.
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