Un marché en quête de repères attend la boussole de la FED
Le président Donald Trump a fait l’essentiel de l’actualité sur les marchés en début de semaine. C’est au tour de la Réserve fédérale de polariser l’attention autour des problématiques monétaires et fiscales.
Le Comité de politique monétaire, réuni depuis hier, ne devrait pas bouger ses taux, notons-le tout de suite, d’autant que la critique statistique mensuelle de l’emploi n’est attendue que vendredi, après sa réunion.
Mais ses commentaires seront scrutés, ne serait-ce que parce que le contexte politique national est particulièrement chahuté.
Côté monétaire donc, la Fed commentera le rythme de croissance de l’économie. Or elle a un peu déçu au quatrième trimestre, en affichant un progrès de 1,9 % en rythme annualisé, loin de la performance du troisième. Pour l’ensemble de 2016, la croissance n’a pas dépassé 1,6 %, son rythme le plus faible depuis 2011.
Cela dit, quand on retire l’effet récessif du déficit extérieur sur l’activité, la croissance strictement interne reste assez soutenue en 2016, de l’ordre de 3,3%.
Pas de quoi a priori changer de perspective s’agissant de la prochaine hausse des taux, attendue pour mars. Mais pour la suite, les propos de Janet Yellen diront si les investisseurs ont raison de tabler sur deux hausses des taux supplémentaires avant la fin de l’année, une en septembre et l’autre en décembre.
Mais la présidente de la Fed, qui comme chacun sait n’a aucun atome crochu avec le nouveau Président, est aussi attendue sur le programme budgétaire de l’exécutif. Tout commentaire sur la trajectoire à venir des déficits publics, et ses conséquences éventuelles sur la politique monétaire, serait nouveau et comme tel directeur dans la stratégie des investisseurs.
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