Un marché dopé aux discours dans un climat morose
Le graphique ci-contre montre l’évolution du CAC 40 (échelle de gauche) depuis le 15 mars 2012 avec et sans la performance de cet indice enregistrée autour des déclarations des décideurs européens et de Mario Draghi au cours de l’été (de J à J+2). Ces déclarations (représentées par les barres verticales) comprennent le communiqué du sommet européen du 29 juin 2012 et les annonces de Mario Draghi des 28 juillet et 2 août derniers ainsi que celle du jeudi 6 septembre à la suite de la réunion mensuelle de la BCE.
Parallèlement, nous avons représenté notre indicateur global de momentum économique (échelle de droite). Cet indicateur résume l’évolution des conditions micro-économiques (révisions des bénéfices par les analystes) et l’évolution des conditions macroéconomiques attendues (les surprises macroéconomiques). Lorsque l’indicateur de momentum économique est négatif (comme c’est le cas sur la période représentée), cela signifie que les conditions économiques anticipées se dégradent.
Ainsi au cours de l’été, alors que les conditions économiques perçues n’ont cessé de se dégrader, le CAC 40 a connu un rally de près de 17% (du 28 juin au 7 septembre), rattrapant ainsi presque son niveau observé mi-mars 2012. Ce mouvement s’est toutefois réalisé dans les trois jours qui ont entouré les déclarations politiques. En «gelant» la performance du CAC 40 qui a entouré ces déclarations, le CAC 40 affiche alors une performance de -6% du 26 juin au 07 septembre 2012.
Mais ce phénomène pourra-t-il perdurer ?
{"title":"","image":"78711»,"legend":"EVOLUTION CAC 40","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Le relèvement des seuils de notification des concentrations satisfait la place
Cette demande de l’Autorité de la concurrence a été intégrée au projet de loi de simplification de la vie économique, qui vient d’être adopté par le Parlement. -
Bpifrance choisit la Société Générale pour se renforcer dans les stablecoins
La filiale de la Caisse des dépôts et consignations va utiliser le stablecoin de SG Forge pour certaines opérations pour compte propre. -
CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
En droite ligne avec son nouveau plan stratégique à cinq ans qui met l’accent sur la conquête commerciale et la diversification des canaux de distribution, l’assureur, filiale de La Banque Postale, lance en partenariat avec le courtier Lucya une offre totalement digitale. -
Ericsson souffre de l’augmentation des prix des semiconducteurs
Le bénéfice d’exploitation ajusté de l’équipementier télécoms suédois a chuté de près de 20% d’un an sur l’autre au premier trimestre 2026. -
Les fonds d’obligations dans les pays émergents à la loupe #162
La performance moyenne de ces fonds sur douze mois est en baisse. Le contexte géopolitique ne plaide pas en leur faveur. Cependant, avec un univers d'investissement très hétérogène, quelques acteurs tirent leur épingle du jeu. -
Les dirigeants de PME-ETI françaises broient du noir
L’enquête Grant Thornton souligne une chute de confiance sur fond de tensions géopolitiques internationales.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat