Un Livre Blanc veut donner un coup de fouet à la gestion d’actifs française

Le pôle de compétitivité Finance Innovation recense 24 domaines d’innovation prioritaires pour renforcer la compétitivité de la gestion française.
Laure BERGALA

Après l’assurance ou l’immobilier, c’est au tour de la gestion d’actifs de bénéficier d’un Livre Blanc de la part de Finance Innovation. Le pôle de compétitivité mondial a présenté jeudi son sixième ouvrage, L’innovation au cœur des mutations de la gestion d’actifs.

«Il est essentiel de trouver de nouveaux relais de croissance pour une activité jeune et dynamique. Ceci ne se fera qu’à travers une mutation des métiers et une différenciation des modèles», estime Jean-Hervé Lorenzi, président du pôle. Le Livre Blanc, élaboré à partir de 35 entretiens avec des entreprises membres du pôle innovation, présente huit axes stratégiques destinés à «conforter la position internationale de l’industrie française de gestion».

Ces huit axes balaient les vastes sujets que sont le développement de l'épargne longue, la promotion de l’investissement socialement responsable, les nouveaux canaux de distribution des produits de gestion, le renforcement de la gestion des risques, celui de l’analyse buy side, la valorisation complexe, l’incubation des sociétés de gestion et la promotion des nouveaux talents de la gestion, et l’impact du digital.

Ils ont permis d'établir 24 domaines d’innovation prioritaires. «Favoriser et encadrer le développement de plates-formes qui mettent en cohérence l'épargne et l’investissement» permettrait par exemple d’encourager l’épargne longue, alors que le crowdfunding s’impose peu à peu comme un mode de mise en relation qui ne peut être ignoré. Le Livre suggère aussi de «développer des plates-formes communautaires d’analyse financière et de crédit des ETI-PME européennes pour mutualiser les coûts et favoriser un modèle économique qui soit pérenne à long terme». Concernant la digitalisation à laquelle n’échappe aucun secteur, l’ouvrage invite à «faciliter le conseil au juste coût et la vente des produits financiers en concevant des interfaces utilisateur/outil adaptées aux nouveaux usages (...) digitaux et mobiles ».

«Le marché français est complètement déprimé. Il faudrait de la fiscalité incitative sur les produits risqués pour financer l’économie. Tout le monde sait et répète ce qu’il faut faire, mais ne le fait pas beaucoup. Il faut continuer à le dire», a affirmé Paul-Henri de La Porte Du Theil, président de l’Association française de la gestion financière (AFG), qui présentait la veille son bilan annuel du secteur.

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