Un choix de valeurs à l’écart des déceptions
Même si SMA Gestion qui figurait déjà l’an dernier dans le TOP 5 perd une place cette année, en pointant à la quatrième place, la société de gestion a amélioré simultanément ses résultats. L’alpha moyen se fixe à 2,67 % et la fréquence d’alpha à 59,72 %.
Directeur général de SMA Gestion, Philippe Desurmont est revenu sur les bons résultats d’une petite gamme de fonds investi à une exception près sur le vieux Continent. Dans le détail de ses fonds « alpha », Bati Actions Investissement sur la zone euro est un fonds de pur « stock picking » composé d’une cinquantaine de lignes, qui a su éviter les valeurs attaquées en 2015 comme les commodities, ou les banques », a noté Philippe de Desurmont. Le fonds s’oppose à Bati Entreprendre Euro qui est un fonds de fonds composé d’une dizaine de sous-jacents. Quant à Bati Valeurs Europe, il s’agit du seul fonds qui accorde une place à l’indice de référence en répliquant ce dernier à concurrence de 30 % du portefeuille. « Cela dit, en dépit de cette caractéristique qui limite la sélection de valeurs à 70 % du portefeuille, le fonds a dégagé de l’alpha », s’est félicité le responsable de SMA Gestion.
A la question de savoir si SMA Gestion pourrait élargir sa zone d’investissement, notamment en se portant à l’international, Philippe Desurmont a indiqué que cette réflexion n’avait plus cours chez SMA Gestion, essentiellement pour des questions d’investissement sur le plan de l’analyse. « Plutôt que nous développer à l’international, nous avons fait le choix de nous porter vers des stratégies différentes, notamment des stratégies d’arbitrages sur les marchés d’actions européens », a t-il expliqué.
Invité à faire part de ses convictions pour 2016, Philippe Desurmont s’est dit surpris par la violence des soubresauts des marchés en début année. Tout en rappelant l’intérêt pour un stock picker de pouvoir compter sur la volatilité pour profiter de points d’entrée. « Nous sommes dans un environnement déflationniste qui se caractérise par un excès d’offre par rapport à la demande au niveau global », a t-il rappelé en décrivant par ailleurs un environnement de surendettement et un contexte dans lequel les risques abondent tant sur le plan économique que des marchés émergents, des devises ou des matières premières. « L’année sera donc compliqué, peut être baissière, mais synonyme d’opportunités », a conclu Philippe Desurmont.
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