Un allongement du QE de la BCE paraît acquis cette semaine
Une nouvelle fois cette semaine, c’est à la BCE que reviendra de jouer le rôle d’ancre financière de l’Europe.
Avec lors de sa réunion de jeudi le souci de ne rien faire qui puisse perturber la stabilité sur les marchés de taux.
Elle a elle-même évoquer ce danger dans une note récente très remarquée.
L’enjeu est trop important pour que la BCE prenne le moindre risque par une annonce monétaire intempestive.
Or les foyers de tensions surgissent en cette fin 2016 de toutes parts.
Le premier résulte de la hausse soudaine des taux qui a surtout touché les Etats-Unis après l’élection de Donald Trump.
Or l’Europe n’a pas été épargnée pour des raisons politiques.
Le pire, c’est que les écarts de taux entre les pays du Sud et l’Allemagne se sont élargis.
La fragmentation financière de la zone euro menace donc de repartir, or c’est ce que la BCE a tout fait pour éviter.
Ensuite, il y a bien sûr les échéances électorales en Europe.
Au-delà de leurs conséquences strictement politiques, voire gouvernementale, la BCE aura à l’esprit les risques de déstabilisation bancaire de l’Italie.
Deux établissements majeurs, Monte dei Paschi di Sienna et UniCredit, la seule banque systémique de la péninsule, attendaient le résultat du référendum pour tenter de se recapitaliser pour des montants approchant les 20 milliards d’euros.
Rien ne sera fait qui puisse leur compliquer la tâche.
Aussi toute annonce laissant prévoir un allègement de la politique non conventionnelle, qui pourrait déstabiliser les marchés européens, parait exclue.
Tel est en tout cas le pari des opérateurs. Ils tablent sur allongement du programme d’achats d’actifs de la BCE au moins jusqu’aux élections allemandes de l’automne prochain.
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