Avec une grâce éléphantesque, Donald Trump au seuil de la Maison Blanche met sous tension un marché des changes qui n’en a pas vraiment besoin du fait de la puissance fondamentale du dollar.
A charge pour les pays concernés de parer aux incendies comme ils peuvent.
Deux émergents majeurs en font surtout les frais, le Mexique et la Chine.
Côté mexicain, le peso est victime des charges à répétition du président élu contre les investissements automobiles réalisés sur la mauvaise rive du Rio Grande.
Jeudi et vendredi, la banque centrale mexicaine a dû intervenir sur le marché pour vendre du dollar contre du peso.
Un jeu plutôt ruineux, puisqu’on estime qu’en 2 jours, 4,5 milliards de dollars ont été brûlé pour stabiliser le peso, soit 2,5% des réserves de changes du pays.
Inutile de préciser que derrière, c’est toutes les monnaies latino-américaines qui sont sous pression, et leurs marchés financiers avec.
La position de la Chine n’est pas plus confortable. Pékin essaie de stabiliser un marché du yuan structurellement baissier, du fait de sorties de capitaux massives constatés depuis des mois.
Au prix là encore d’une évaporation de quelque 1.000 milliards de dollars en 2016 de ses réserves de changes qui flirtent désormais avec les 3.000 milliards.
Pour éviter d’excessives pressions, la Banque centrale doit parfois se livrer à des acrobaties, comme celle consistant à profiter d’un coup de faiblesse momentané du dollar pour ajuster vendredi son propre taux de change pivot à la baisse.
Reste à savoir si la volonté de Pékin d’éviter l’accusation de manipulation lui permettra d’échapper au marteau-pilon du compte Twitter présidentiel qui, il va falloir s’y faire, rythme désormais la vie des marchés.
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
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Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
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