Dès le lendemain de son élection, les marchés ont acheté un scénario dit de « Trumpflation » alliant relance budgétaire et regain d’inflation, une version actualisée de la relance Reagan des années 80.
Ils devraient en savoir plus ce soir sur la pertinence de leur pari.
A l’orée de sa présidence, Donald Trump aura, lors de sa première conférence de presse à 11h00 locales, d’autres sujets que l’économie à aborder.
Mais les investisseurs espèrent qu’il précisera, sur ce terrain aussi, les priorités de son agenda et son échéancier.
Sevrés de nouvelles, hors ses tweets désormais fameux, ils l’attendent sur plusieurs terrains :
ses projets fiscaux et son programme de grands travaux, avec leurs conséquences budgétaires – il a promis 7.500 milliards de grands travaux et de coupes fiscales cumulées - ;
ses projets commerciaux bien sûr, objets de tous ses soins, enfin ses réformes dans le domaine de la régulation.
Les investisseurs risquent gros. Depuis début novembre, les indices flirtent avec les 10% de hausse, non compris celle du dollar qui arrondit le gain pour les investisseurs étrangers.
Ceux-ci ont été très actifs à « acheter » le programme Trump.
D’où la hausse du dollar, qui a gagné près de 8% contre un panier de grandes devises mondiales.
En témoigne encore les flux nets dans les fonds actions aux Etats-Unis, qui approchent 65 milliards de dollars, en bonne partie venus d’Europe.
Ces flux massifs, même à l’échelle du pays, donnent une idée de l’enjeu comme du risque de déception.
Donald Trump est trop bon connaisseur des affaires pour ne pas connaître le dicton boursier : « Achetez la rumeur, vendez le fait ».
Le marché a bien acheté la rumeur. Il veut aujourd’hui des faits à la hauteur.
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
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