Toujours pas de tensions sur les marchés européens
Après la saison de publication des résultats des entreprises européennes, la microéconomie reste un facteur de soutien des marchés actions
Publié le
P. Sabatier, J.-L. Buchalet, PrimeView
Ce mois-ci, nous revenons sur notre indicateur avancé de l’humeur des marchés, traduisant le rapport entre le nombre de révisions positives par rapport au nombre de révisions négatives effectuées par les analystes financiers mois par mois. Après la fin de la saison de publication des résultats pour le second trimestre, les déceptions se sont faites rares pour les résultats 2010 des entreprises du DJ Stoxx 600: les analystes financiers révisant à la hausse leurs anticipations initiales sont restés bien plus nombreux que ceux les révisant en baisse, en dépit du niveau élevé du ratio depuis le mois de mai. Historiquement, les marchés actions sont surtout corrélés à la pente de notre ratio plus qu’à son niveau en valeur absolue. En conséquence, cet indicateur milite clairement pour une stabilisation des marchés voire une hausse progressive dans les semaines à venir plutôt que pour une forte correction des bourses à court terme.
D’un point de vue sectoriel, les choses ont fortement évolué au cours des dernières semaines: les secteurs les plus révisés à la hausse sont désormais l’automobile qui poursuit son rebond après deux années de vaches maigres, mais aussi l’industrie, les analystes financiers ayant sous-estimé l’impact fortement bénéfique de la baisse de l’euro au cours du second trimestre sur ce secteur. A la différence de ces derniers mois, les banques figurent elles aussi parmi les secteurs les plus révisés en hausse, avec +7,7% au cours du mois de juillet. De l’autre côté, les bons élèves du début d’année déçoivent: le secteur des produits de base est très fortement révisé en baisse (-10,2% au cours du mois dernier). Mais la plus grande surprise vient de secteurs plus défensifs comme la santé ou l’agroalimentaire: régulièrement révisés à la hausse tout au long du premier semestre, l’optimisme des analystes financiers est cette fois allé un peu trop loin, puisqu’ils révisent respectivement en baisse ces secteurs de 6,2% et de 2,2% sur un mois.
En conséquence, la microéconomie constitue pour le moment toujours un facteur de soutien des marchés actions, qui devraient poursuivre leur ascension à un rythme plus modéré à court terme. En revanche, il conviendra d’être plus prudent au fur et à mesure que la fin d’année approchera… les anticipations pour les bénéfices 2011 nous semblant très optimistes.
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