Swiss Life Banque Privée veut tripler ses encours d’ici à 2017
Swiss Life Banque Privée compte bien devenir une référence du marché français. «Nous visons 10 milliards d’euros d’encours en 2017, annonce Tanguy Polet, directeur général de la société, seule banque de gestion patrimoniale du groupe suisse. 3 à 4 milliards devront provenir d’opérations de croissance externe et 6 milliards de la progression de notre socle de clientèle existant». Celui-ci pesait fin avril 3,4 milliards d’euros d’encours.
Il y a deux ans, la banque prévoyait 6 milliards d’encours pour fin 2013, une ambition en partie contrariée par l’absence d’acquisitions depuis le rachat de 25% de Prigest, en 2011. En ajoutant les encours de cette société de gestion, dans laquelle Swiss Life Banque Privée devrait monter à 50% au second semestre, les encours atteindraient environ 4,2 milliards d’actifs.
Pour les faire grimper encore, «nous nous sommes notamment positionnés l’an dernier pour acheter une petite société qui gère 750 millions d’euros d’encours, mais le projet n’a pas abouti du fait de l’hésitation du vendeur, comme beaucoup de dossiers sur le marché, explique Tanguy Polet. Actuellement, nous sommes en discussions avec une société de gestion et un CGPI».
En interne, «nous comptons recruter une dizaine de banquiers privés en 2013 et 2014, pour porter leur effectif à 25», poursuit le responsable. L’effort est inédit pour la structure, qui compte attirer des pointures grâce à l’image haut de gamme de Swiss Life, son actionnaire à 60% (le reste étant aux mains de Viel & Cie), et ses six ans d’existence. Elle a recruté chez Axa son nouveau responsable des banquiers privés, Mathieu Breton, et n’exclut pas les profils atypiques comme David Jacquot, ancien financier devenu journaliste pour BFM, M6 et dernièrement NRJ12.
A terme, Swiss Life Banque Privée vise 8 millions d’euros de collecte nette annuelle par banquier privé, soit 200 millions. Une somme équivalente à celle attendue des clients ayant confié plus de 250.000 euros en assurance vie aux réseaux de Swiss Life (salariés, agents généraux, courtiers et CGPI). La banque privée a créé l’an dernier une équipe dédiée, pour leur offrir ses services (ingénierie patrimoniale, crédit lombard, etc.) et leur vendre des unités de compte et produits structurés maison.
Ces investissements ne devront pas grever la rentabilité de la structure qui affiche un résultat 2012 avant impôt de 4,7 millions pour un produit net bancaire de 30 millions d’euros.
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