Sûre de l’imminence de la réforme fiscale, Wall Street fête Noël avant l’heure
La réforme fiscale voulue par le Président Trump et préparée par le Congrès sera signée pour Noël.
Tel est le credo auquel tout Wall Street s’est rallié et qui lui a valu une nouvelle séance d’effervescent optimisme.
A plus de 24.500 points, le Dow Jones des valeurs industrielles a établi un nouveau record absolu, tout comme le S&P 500, à plus de 2.650 points. En un an, le premier a gagné plus de 27%, le second plus de 20%.
De toutes les réformes promises par Trump, la réforme fiscale était la plus attendue par les marchés. 1.400 milliards de dollars de baisses d’impôts en sont l’enjeu.
Leur effet sur le résultat par action sera mécanique, et d’autant plus important que le taux d’imposition effectif présent des sociétés concernées est plus élevé.
Les sociétés à ancrage national, peu susceptibles d’optimisation fiscale comme les multinationales, profiteront donc plus de la baisse envisagée du taux de l’impôt à 20%.
C’est pourquoi les indices représentatifs des petites valeurs performent le mieux.
Elles ne sont pas les seules. Les banques ont mené la charge hier.
Car il y a belle lurette que les analystes savent qu’elles seront les plus concernées pour une double raison : les banques sont de gros contribuables dans le système actuel et verront leur facture d’autant plus allégée ; et l’économie dans son ensemble, sous l’influence de consommateurs plus optimistes, va bénéficier des allégements d’impôts.
Comme l’assure le patron de Bank of America Brian Moynihan : « Si vous êtes plus optimiste, vous empruntez plus ».
Pour cette raison même, la distribution est aussi identifiée comme un gagnant évident, au côté d’autres secteurs gros contribuables et peu internationalisés, comme les télécoms.
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