Sparinvest ambitionne de doubler ses encours à horizon 2017
Sparinvest compte sur un doublement de ses encours à horizon 2017. La société danoise spécialisée sur la gestion value, qui gérait 8,8 milliards d’euros hors mandats à fin 2010, prévoit dès lors de porter ses actifs à près de 18 milliards d’euros d’ici six à sept ans. En intégrant les mandats, les encours de Sparinvest à fin 2010 atteignaient 12,7 milliards d’euros.
«Nous sommes revenus au niveau d’avant-crise», indique à L’Agefi Benoît Schouler, à la tête du pôle francophone (France, Belgique, Suisse, Monaco, hors Luxembourg) de Sparinvest. Les actifs sous gestion de Sparinvest vont être dans un premier temps portés par le rachat, annoncé en novembre, du gérant d’actifs danois EgnsInvest, dont les actifs, évalués à quelque 700 millions d’euros, seront fusionnés au printemps prochain dans la gamme de fonds de Sparinvest.
L’accroissement des encours de Sparinvest, présent désormais dans sept pays européens, devrait aussi profiter du partenariat signé mi-janvier avec le gérant américain Brandes, dont les actifs s’élevaient à fin 2010 à 47,8 milliards de dollars (35 milliards d’euros). «Cette alliance, non capitalistique et centrée sur la gestion d’obligations value d’entreprises, nous donne accès au marché américain via un partenaire reconnu», relève Benoît Schouler. Brandes commercialisera auprès de ses investisseurs un véhicule dédié, dont la moitié des encours sera focalisée sur l’Europe et sera gérée par Sparinvest. Parallèlement, la société danoise prévoit de lancer un fonds vers la mi-mars, dont la moitié des actifs sera centrée sur les Etats-Unis et donc gérée par Brandes.
Sparinvest dispose d’une équipe de 135 collaborateurs, dont 99 basé au Danemark et 36 au Luxembourg. L’ensemble de la gestion est basée à Copenhague.
{"title":"","image":"76674»,"legend":"Sparinvest : encours globaux»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Deutsche Börse échapperait à une supervision européenne obligatoire
Berlin a obtenu une dérogation pour que la place boursière allemande puisse rester sous le contrôle de son régulateur national, selon le Financial Times. -
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM -
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide