Société Générale Securities Services s’attaque en direct au marché britannique
Société Générale Securities Services (SGSS) passe à la vitesse supérieure outre-Manche. Le pôle de services titres de la banque française doit annoncer cette semaine à l’occasion du salon Sibos le lancement de deux offres au Royaume-Uni. Un marché où le groupe s’appuie aujourd’hui sur des partenaires locaux (sub-custodians) pour assurer la conservation d’actifs des clients qui lui ont donné un mandat mondial.
«Aujourd’hui, nous avons un sous-conservateur pour le Royaume-Uni. Nous souhaitons désormais aller en direct sur ce marché en capitalisant sur nos centres d’expertise en tant que global custodian», a expliqué la semaine dernière Mathieu Maurier, directeur commercial de SGSS, lors d’une conférence de presse à Londres.
La première offre concerne la sous-traitance des activités titres pour les gestionnaires de patrimoine. La seconde, annoncée elle aussi au Sibos mais disponible en 2015, s’adresse aux courtiers de moyenne et petite taille qui souhaitent sous-traiter leur middle-office et leur back-office et recourir à d’autres services de post-marché. «Ces courtiers doivent se recentrer sur l’exécution dans le contexte actuel de faible volatilité, de baisse des marges et de contraintes réglementaires», fait valoir Bertrand Blanchard, nommé en mai au poste nouvellement créé de patron de SGSS au Royaume-Uni.
La multiplication des réglementations de marché (AIFM, Emir, Solvabilité 2, etc.) est vue comme une source d’activités supplémentaires par les acteurs des métiers titres. Dans son plan stratégique à trois ans, la Société Générale a réaffirmé au printemps l’importance des services aux investisseurs, qui regroupent Newedge et SGSS. Ils devront peser 1,3 milliard d’euros de revenus en 2016.
Avec le Royaume-Uni, SGSS a fait de l’Allemagne son autre priorité géographique. C’est d’ailleurs outre-Rhin, puis en Grande-Bretagne, que sera déployée la plate-forme unique de conservation d’actifs pour laquelle le groupe a prévu d’investir 80 millions d’euros.
«Notre stratégie est centrée sur la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), nous n’avons pas vocation à aller au-delà», rappelle Mathieu Maurier. Avec 3.756 milliards d’euros d’actifs sous conservation et 527 milliards d’encours administrés au 30 juin, SGSS revendique le deuxième rang du secteur en Europe, derrière BPSS, et le huitième dans le monde.
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