Skandia Investment Group avance à pas de loup sur le marché français

Le gestionnaire du groupe Old Mutual développe dans le monde un processus de gestion basé sur la sélection de gérants externes
Benoît Menou

Bon sang scandinave ne saurait mentir. Nils Bolmstrand, le directeur général suédois de Skandia Investment Group (SIG), l’assure aussi posément que résolument, «nous sommes convaincus que notre modèle constitue un vecteur idéal de performance à long terme ». Le dirigeant flatte ainsi le processus d’investissement de la société de gestion du groupe Old Mutual, née du rachat en 2006 de Skandia par l’assureur britannique et justifiant au 30 septembre dernier de 15 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

Il s’agit pour les équipes de SIG d’identifier dans le cadre d’une gestion active pour chaque poche d’actifs les gérants externes qui sauront se distinguer avantageusement en délégation de gestion. Pas l’ombre d’un doute en effet pour Nils Bolmstrand, «aucune société de gestion au monde ne pourra jamais être la meilleure dans tous les domaines en toutes circonstances».

Dans ce contexte, le gérant de SIG, François Zagamé, reste confiant sur l'évolution des marchés actions à horizon fin 2011, particulièrement sur les marchés émergents, quand bien même il reconnaît que les zones d’incertitudes s’amoncellent à moyen terme. La forte volatilité à venir n’est pas pour lui déplaire, il y voit l’occasion pour les gérants sélectionnés de démontrer leur capacité à dégager de la surperformance.

En France, SIG a tout récemment renforcé son équipe. Sur le terrain depuis le printemps 2008, aux côtés de deux analystes dédiés au marché hexagonal, le directeur régional des ventes pour l’Europe francophone, Bogdan Popescu, a récemment reçu le renfort de deux spécialistes des ventes et du marketing. Ils ont pour mission première la commercialisation de la Sicav Skandia Global Funds (de droit irlandais, Ucits III, enregistrée dans le pays depuis 2005) auprès d’investisseurs institutionnels, tels des banques privées (44% des actifs sous gestion), des fonds de fonds (38%) ou des plates-formes de distribution (trois aujourd’hui, Skandia France, UFG Partenaires et Generali Vie, totalisant 8% des actifs).

SIG se targue sur ce «marché déjà très concurrentiel» d’objectifs «ambitieux», mais non chiffrés publiquement, tant en termes de lancement de fonds que de croissance des actifs sous gestion ou de moyens humains. Le gestionnaire a récemment lancé le vingt-cinquième compartiment de Skandia Global Funds, dédié à la dette émergente mondiale.

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