L’amorce d’un retournement durable à la hausse demande toutefois à être confirmée
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Hugues Naka
Dans la continuité du spectaculaire rebond du vendredi 23 septembre sur le seuil des 2.695 points, le CAC 40 a repris 6,12 % à 2.982 points la semaine dernière. Graphiquement, cette hausse s’est traduite par la réalisation d’un «bullish engulfing», une configuration haussière de bougies japonaises dans laquelle le corps d’une bougie haussière (1) englobe la totalité du corps de la bougie précédente qui doit être baissière et s’inscrire dans une tendance à la baisse.
Ce signal haussier est apparu alors que, d’un point de vue «elliottiste», la fin du mouvement baissier engagé en février dernier à 4.170 points, lequel vise sans doute à corriger la hausse initiée en mars 2009 à 2.465 points, est envisageable depuis quelques semaines. Sous réserve, en effet, que le CAC 40 développe depuis février dernier une correction baissière en trois grandes vagues (voir A, B et C sur le graphe ci-contre), la dernière vague, entamée début mai à 4.140 points, comporte les cinq sous-vagues qu’elle doit au minimum compter (voir C-1 à C-5), la cinquième sous-vague baissière ayant été enclenchée début septembre à 3.295 points.
Le rebond sur le seuil des 2.695 points pourrait donc avoir marqué la fin de cette correction baissière et le début d’une hausse visant à ramener l’indice parisien dans la région des 4.170 points dans quelques trimestres. Cela étant, il faut rester prudent car une dernière étape importante doit être franchie afin que l’on puisse conclure à un retournement durable à la hausse. En plus de la configuration «elliottiste» autorisant à envisager la fin d’un cycle baissier et du «bullish engulfing», le CAC 40 doit casser la zone de résistance située à 3.115-3.135 points (2) et surtout celle des 3.255-3.295 points (3) pour confirmer être sur le chemin du retour vers les 4.170 points.
Prudence donc et patience également car le processus d’une inversion de tendance pourrait prendre plusieurs semaines voire quelques mois dans le cas de l’indice parisien. Il n’est en effet pas exclu que le CAC 40 redescende jusqu’au support établi à 2.695 points, pour réaliser un double bottom, avant de réussir à franchir la région clé des 3.255-3.295 points.
(1) Le corps d’une bougie représente la différence entre les cours d’ouverture et de clôture. Le caractère haussier ou baissier d’une bougie est déterminé par la différence entre les cours d’ouverture et de clôture et non par la différence entre les cours de clôture de deux bougies successives.
(2) Borne haute du gap ouvert à la baisse le 5 septembre dernier partiellement comblé quelques jours plus tard.
(3) Premier retracement de Fibonacci de la baisse de 4.170 à 2.695 points.
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