Si le risque populiste est écarté, l’Europe pourrait redevenir la coqueluche des investisseurs
Parmi les cinq candidats qui s’affrontaient hier lors du débat, le gagnant devrait pouvoir compter sur une conjoncture bien meilleure que celle dont hérita son prédécesseur. Et les marchés sur un horizon plus serein si les urnes écartent le risque populiste.
Car pour la première fois depuis des lustres, l’économie mondiale donne des signes de vigueur dans les grandes zones en même temps.
Aux Etats-Unis, le début du mandat Trump est placé sous le signe de la stimulation d’une croissance déjà élevée ; en Chine, le ralentissement en cours paraît pouvoir être jugulé ; au Japon, l’investissement reprend enfin fortement.
Dans les émergents, la croissance s’affermit au Brésil et en Russie. Quant à la zone euro, la BCE y note, mois après mois, une consolidation de l’activité.
Si la Réserve fédérale et la BCE parvenaient à normaliser leur politique monétaire en maîtrisant le regain d’inflation, les marchés européens pourraient retrouver un tonus inattendu.
Car le risque politique puis la politique d’assouplissement quantitatif ont beaucoup éloigné les investisseurs. Selon les chiffres de la BCE, les non-résidents ont été vendeurs nets de près de 200 milliards d’obligations zone euro en 2016, une première, tout en y divisant par deux leurs investissements en actions.
Quant aux résidents, ils ont été acheteurs nets en deux ans de 750 milliards d’euros d’obligations hors zone euro, un chiffre vertigineux.
Si ce mouvement a pris fin à la fin 2016, son ampleur donne une idée des masses qui pourraient revenir s’y investir en cas de remontée des taux modérée et de paysage politique clarifié.
Ce scénario rose peut connaître bien des accrocs. Reste qu’il est de plus en plus considéré par les investisseurs.
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