Seuls les marchés américains tiennent tête aux émergents
Sur 25 ans, les blue chips américaines et les marchés émergents affichent une performance annualisée respective de +9 % et +13 %
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Nuno Teixeira, Schroders
Si les investisseurs n’ont pas toujours la latitude de considérer un horizon aussi long, l’analyse du couple performance / risque des grandes classes d’actifs sur 25 ans n’en est pas moins riche d’enseignements. Trois grandes classes d’actifs dominent le palmarès: les grandes valeurs américaines et émergentes du côté des actions, le marché américain du crédit à haut rendement du côté obligataire. Sur cette période, les blue chips américaines et les marchés émergents affichent une performance annualisée respective de +9% et +13%, tandis que le high yield américain progresse de +8,9% par an.
Mais si l’on met de côté la performance exceptionnelle des marchés émergents sur les cinq et dix dernières années (respectivement +8,4% et +16% par an), il est intéressant de remarquer que le match tourne assez clairement à l’avantage du high yield en termes de performance sur des horizons plus courts: ce dernier fait notamment mieux que les actions américaines sur des durées de 3, 5, 10 et 15 ans.
Pour autant, l’avantage du high yield américain - le seul pour lequel on dispose de statistiques aussi longues - est surtout à rechercher du côté de son niveau de risque relatif. Sur 25 ans, la volatilité de ses performances mensuelles s’inscrit à 8,4% contre près de 16% pour les grandes valeurs américaines et près de 25% pour les actions émergentes. Ce niveau de risque de 25% à 50% moins élevé que celui de la Bourse américaine s’explique par l’effet de «coussin» offert par le rendement des obligations high yield (près de 10% en moyenne), qui permet notamment d’amortir la baisse des actions en période de récession.
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