Semaine cruciale pour l’accord de Paris sur le climat
Une semaine cruciale s’ouvre pour l’accord mondial sur le climat négocié lors de la COP 21 l’an dernier à Paris.
Car Washington et Pékin devraient le ratifier ensemble, le 2 septembre, en préambule au G20 qui se tiendra dans la foulée à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang.
Si cette double signature – annoncée par la presse chinoise - se confirme, un pas de géant sera franchi dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Car la Chine et les Etats-Unis pèsent à eux deux près de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Pour que l’accord de Paris entre en vigueur, il faut que 55 pays représentant 55% des émissions ratifient l’accord avant la fin de l’année.
Or à ce jour, seuls 23 pays, dont la France, l’ont fait sur les 195 que compte la planète, pesant à eux tous moins de 1% des émissions.
La ratification chinoise et américaine aurait toutes chances de décider d’autres pays à sauter le pas à leur tour.
La sphère financière pousse de son côté pour une entrée en vigueur rapide de l’accord.
Quelque 130 poids lourds mondiaux de l’investissement, représentant plus de 13.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, viennent d’appeler les membres du G20 à ratifier l’accord avant la fin de l’année.
Si les plus gros fonds de pension, assureurs et gérants d’actifs mondiaux, dont plusieurs français, se mobilisent ainsi, c’est que leur politique d’investissement sera largement orientée, à l’avenir, par les considérations climatiques.
Encore faut-il connaître leur nature au plus tôt.
C’est pourquoi ils réclament des pays du G20 qu’ils donnent enfin un prix au carbone pour que la « décarbonation » de l’activité économique puisse s’accélérer sur une base solide.
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