Seagate est de nouveau la proie de fonds de private equity
Le groupe californien a confirmé être en pourparlers, sans identifier son prétendant. La cible pourrait être valorisée par TPG 7,55 milliards de dollars
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Benoît Menou
Le numéro un mondial du disque dur a confirmé hier soir être en discussions pour éventuellement faire son retour sous l’emprise de fonds de private equity, après avoir reçu une marque d’intérêt préliminaire, ce qui pourrait constituer l’un des plus importants LBO de l’année. Seagate Technology n’a pourtant pas identifié son prétendant, qui pourrait selon des sources concordantes, n’être autre que son ancien propriétaire, TPG Capital. Seagate a indiqué que son conseil d’administration étudiait diverses options stratégiques sur son avenir, conseillé par Morgan Stanley et Perella Weinberg Partners, mais qu’il n’y pas de certitude pour l’heure qu’une offre formelle soit reçue.
Bloomberg avance que le fonds Texan négocie en duo avec KKR une offre valorisant la cible à quelque 7,55 milliards de dollars, contre une capitalisation hier soir à la clôture officielle de 6 milliards. A l’annonce de Seagate, le titre a bondi de plus de 20% (à 15,42 dollars contree une offre envisagée à 16 dollars). Les deux prédateurs pourraient contribuer à hauteur de 4 milliards de dollars en capital et rechercher le soutien d’autres fonds. Reuters de son côté évoque un intérêt de Bain Capital, déjà présent sur des transactions importantes dans le secteur technologique comme le rachat du fabricant de puces NXP Semiconductors ou de Sungard.
Les sources concordent en outre pour écarter désormais Silver Lake Partners des discussions. Le fonds avait été précédemment cité comme partenaire possible de TPG, ex Texas Pacific Group. Des négociations qui auraient alors échoué du fait du non respect par Seagate de ses objectifs financiers. TPG et Silver Lake ont détenu Seagate entre 2000 et 2002, année où le groupe californien a été introduit en Bourse au prix de 12 dollars par action.
L’annonce de Seagate a également eu pour effet d’entraîner la vive hausse (9% après-Bourse) du titre de son principal concurrent Western Digital, sous l’impulsion de l’intérêt observé pour les valeurs technologiques par des sociétés de private equity qui de nouveau disposent de moyens financiers conséquents. Nombre d’analystes estiment que le pessimisme ambiant quant au devenir des disques durs est exagéré. Rendez-vous pour en avoir une idée plus précise mercredi prochain, à l’occasion de la publication des résultats trimestriels de Seagate.
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