Scor Global Investments ouvre ses fonds de crédit à des investisseurs externes
La filiale de gestion du réassureur a plus que doublé ses encours auprès de tiers depuis janvier, avec notamment un club deal de dette LBO de 170 millions d’euros
Publié le
Amélie Laurin
Scor Global Invesments (GI) a transformé l’essai dans la dette à effet de levier. Après un fonds ouvert abondé principalement par Scor, puis un fonds géré à parité pour sa maison-mère et un assureur français, la société de gestion vient de constituer son premier club deal de dette LBO (leverage buy-out).
«Quatre institutionnels se sont joints à Scor, engagé à hauteur de 23% sur les 170 millions collectés par Scor Euro Loans III, annonce François de Varenne, président du directoire de Scor GI, où l’expertise leverage loans pèse 500 millions d’euros sur un total de 15 milliards d’encours. Si la part du groupe diminue au fur à mesure que nous lançons de nouveaux produits, nous conservons un alignement d’intérêts total entre les différents investisseurs».
En attendant un prochain millésime début 2015, le nouveau fonds vise un rendement égal à Euribor + 400 points de base en rachetant des tranches de dette LBO de 10 à 20 millions d’euros. «Nous privilégions les créances pures, en excluant les tranches de CLO (collateralized loan obligations) utilisées par certains gestionnaires d’actifs pour doper les rendements, et nous investissons dans des rangs de séniorité très élevés de type first lien», explique François de Varenne.
Ce produit bénéficie du statut de fonds de prêts à l’économie, comme le premier véhicule de dette infrastructure de Scor GI, lancé l’an dernier. «Après avoir investi 100 millions pour le compte de Scor, nous sommes en train de constituer un club deal dans lequel nous ont déjà rejoints trois investisseurs externes, ajoute François de Varenne. Nous visons 400 millions d’euros, dont au moins 150 millions apportés par Scor» sur les 250 millions débloqués pour la classe d’actifs.
Dans la dette immobilière aussi, Scor GI espère attirer des institutionnels à la rentrée. «D’ici à deux ans, nous visons 300 à 350 millions d’euros d’engagements de clients tiers sur chacun des segments de dette LBO, infrastructures et immobilière», déclare le président de la société de gestion. A cet horizon, il espère doubler les actifs de sa clientèle externe, à 1,5 milliard d’euros. Scor GI va leur proposer de nouvelles expertises (titres hybrides bancaires…) et vient de recruter deux professionnels du marketing pour épauler ses trois commerciaux.
Les équipes de gestion ont aussi été réorganisées en deux pôles: l’un dédié à la gestion actif-passif de Scor (75% des encours), le second aux produits ouverts aux autres investisseurs professionnels.
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue