Schroders vise 5 milliards d’euros d’encours d’ici à trois ans en France

La dette émergente devrait représenter un milliard d’euros. Schroders France disposait de 3,5 milliards d’euros d’actifs gérés à fin septembre
Virginie Deneuville

Schroders affiche des objectifs particulièrement ambitieux en France. «Nous prévoyons d’atteindre 5 milliards d’euros d’encours à horizon trois ans», déclare à L’Agefi Nuno Teixeira, directeur général de Schroders France. La société affiche 3,5 milliards d’euros d’encours à fin septembre. Les actifs axés sur la dette émergente, sur laquelle le groupe met l’accent au niveau mondial, «pourraient représenter autour d’un milliard d’euros d’encours», poursuit le dirigeant.

Alors que Schroders disposait déjà d’une équipe de dette émergente en gestion absolue, «les clients souhaitaient disposer d’une offre plus large incluant de la performance relative», explique Nuno Teixeira. Le groupe disposait également d’une équipe logée au sein du pôle fixed income en Asie, qui vient d’être renforcée avec le recrutement de quatre nouveaux gérants, basés à New York.

Ce renforcement s’accompagne du lancement de trois nouveaux fonds, autorisés récemment à la commercialisation en France. Le premier est axé sur les obligations souveraines, le second sur les obligations d’entreprises, tandis que le troisième est un fonds mixte.

Les encours gérés par Schroders France en dette émergente s’élèvent actuellement à 300 millions d’euros, exclusivement dans le cadre d’une stratégie alternative. Au niveau groupe, ces encours représentent quelques 15 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros) sur les 240 milliards d’euros gérés.

Parmi les autres leviers lui permettant d’atteindre son objectif d’encours, Schroders France mise également sur le crédit. «Schroders a longtemps été davantage reconnu pour ses expertises en actions, indique Nuno Teixeira. La crise nous a été salutaire et nous a permis d’acquérir nos lettres de noblesse en gestion de taux, grâce à la solide performance de nos fonds de crédit et de dette émergente en 2008. Nous souhaitons renforcer cette dynamique tout en conservant notre forte visibilité sur les actions, en tablant sur un retour progressif d’appétit pour les marchés boursiers».

Alors que les gestions actions totalisaient près de 85% des actifs distribués par Schroders France fin 2008, cette part s’établit actuellement à quelque 50%. Le solde se répartit à hauteur d’environ 40% pour les obligations et 10% pour l’alternatif.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...