Santander et Intesa vendent Allfunds pour 1,8 milliard d’euros
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Intesa San Paolo dans une rue de Rome. Photo: PHB/Agefi
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La banque italienne Intesa Sanpaolo et l’espagnole Santander ont annoncé mardi la cession de leurs participations dans leur plate-forme de distribution d’OPCVM, Allfunds Bank, basée à Madrid. C’est le tandem formé du fonds de private equity Hellman & Friedman et du fonds souverain de Singapour GIC qui a remporté les enchères. Permira était aussi sur les rangs.
Conseillée par Bank of America Merrill Lynch et Morgan Stanley, Intesa a précisé dans un communiqué que la cession de sa part de 50% dans Allfunds s'était faite à un prix d’environ 900 millions d’euros en numéraire. La première banque italienne précise que l’opération lui rapportera un produit net de quelque 800 millions d’euros. Allfunds a contribué à hauteur de 34,5 millions d’euros en 2016 au résultat consolidé du groupe.
De son côté, Santander, qui avait un intérêt de 25% dans Allfunds (détenu à 50% par Santander Asset Management, lui-même contrôlé à 50-50 par la banque espagnole et par les fonds General Atlantic et Warburg Pincus) encaissera 470 millions d’euros. Elle dégagera une plus-value nette de 300 millions. Santander estime qu’en 2018, cette cession, conjuguée au rachat annoncé en novembre des 50% de Santander AM qu’elle ne détient pas encore, aura un effet positif sur son bénéfice par action et générera un rendement des capitaux investis (RoIC) supérieur à 20%. Le RoIC devrait atteindre 25% en 2019, a ajouté la banque.
La banque espagnole avait dit en novembre envisager une cession ou une introduction en Bourse de sa plate-forme, qui affiche 250 milliards d’euros d’actifs sous administration.
Barclays et Citi conseillent Hellman & Friedman et GIC.
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