S&P replace l’Espagne au cœur des inquiétudes sur la dette européenne
L’agence de notation a dégradé cette nuit la note souveraine de l’Espagne d’un cran à « AA- » à cause des risques accrus sur la croissance
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
C’est au tour de l’Espagne de voir sa dette revenir sur le devant de la scène. Standard & Poor’s a annoncé cette nuit la dégradation de la note de crédit à long terme de l’Espagne d’un cran à «AA-», avec perspective négative. L’agence estime que malgré la «résistance» de l’économie du pays cette année, il existe «des risques élevés pesant sur les perspectives de croissance espagnole» en raison du fort taux de chômage, du resserrement des conditions financières, du haut niveau d’endettement du pays et du plus ample ralentissement dans la zone euro.
Après la dégradation lundi dernier par Fitch de dix banques espagnoles, dont Banco Santander et BBVA, S&P a également cité «le profil financier du système bancaire espagnol» comme une source d’inquiétude, confirmant son analyse de début de semaine qui anticipait la poursuite de l’accumulation d’actifs à risque en 2012 ainsi qu’un accès au marché de financement qui devrait rester «peu abondant et cher».
S&P anticipe ainsi que «le gouvernement pourrait rater ses objectifs fiscaux à cause de dérapages budgétaires au niveau des collectivités locales et de la sécurité sociale, malgré un déficit de l’Etat central meilleur que prévu». Le gouvernement de José Luis Zapatero s’est engagé à réduire le déficit de 11,1% en 2010 à 9,2% cette année puis 4,4% en 2012. Madrid a reporté hier la privatisation des aéroports de Madrid et Barcelone, privant l’Etat de 5 milliards d’euros de recettes après l’annulation de l’IPO de la loterie nationale.
S&P a néanmoins estimé qu’il était conscient que le niveau d’endettement espagnol, de 70% du PIB, était nettement plus favorable que celui de la Grèce, du Portugal ou de l’Italie. Une opinion jusque là partagée par les investisseurs, le spread entre les taux 10 ans espagnols et italiens ayant atteint 65 bp. Depuis leur baisse initiale suite au lancement du programme SMP de la BCE, le 10 ans italien a repris plus de 90 bp, alors que les taux espagnols ne reprenaient que 20 bp. Dans le même temps, le montant de rachats de dette souveraine par la BCE a chuté de près de 90% à 2,31 milliards d’euros depuis le lancement du programme.
Au Portugal, le Premier ministre Pedro Passos Coelho a annoncé hier la suppression des primes de fin d’année des fonctionnaires l’allongement de la durée de leur temps de travail afin de restaurer la crédibilité du pays et de lui permettre d’atteindre ses objectifs budgétaires.
Après cette hausse, la première en trois ans et demi, l'autorité monétaire a prévenu que d'autres augmentations étaient au programme en raison de la forte croissance et d'une inflation élevée enregistrées par le pays. La réglementation sur les ETF à levier est par ailleurs durcie.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il vise une croissance interne et une marge d'exploitation supérieures à 5% d'ici la fin de la décennie.
Les actifs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) ont progressé de 4,8 % au premier semestre 2026 pour atteindre 193,5 milliards de francs suisses. Exprimés en dollars, les actifs sous gestion progressent à 239,8 milliards de dollars, contre 232,9 milliards à fin 2025. « Cette hausse tient principalement à la tendance positive des marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi qu’à la performance des solutions de gestion et des fonds de la Banque », explique un communiqué.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus