L’agence a mis sous surveillance négative 15 pays de la zone euro, dont la France et l’Allemagne, en attendant l’issue du sommet européen
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
S&P jette un coup de froid après les espoirs soulevés par l’accord franco-allemand (lire page 2). L’agence de notation a annoncé hier soir avoir mis sous surveillance avec implication négative 15 pays de la zone euro, dont les six pays notés «AAA». S&P a précisé qu’elle n’attendra pas le délai habituel de trois mois et compte conclure sa revue «le plus vite possible», à l’issue du sommet européen. «Le sommet européen donne une opportunité aux autorités de casser le cycle de ce que nous considérons comme ayant été jusqu’à présent des mesures défensives et morcelées, de surmonter les intérêts nationaux individuels et d’avancer une réponse crédible à la crise de nature à restaurer la confiance des investisseurs».
Dans le viseur de S&P: la France, l’Allemagne, ainsi que l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas, également notés «AAA». Si les maillons faibles sont également concernés, S&P met une pression particulière sur la France, déjà sous la menace de Moody’s, menacée d’une dégradation de deux crans. «Les inquiétudes concernant la liquidité et la détérioration de la qualité des actifs des banques françaises pourraient augmenter la possibilité d’un besoin d’injection de capitaux supplémentaires par l’Etat». Le ministre des finances François Baroin a estimé que la décision ne prenait pas en compte l’accord d’hier. Et Paris et Berlin de réagir dans un communiqué commun en réaffirmant leur cohésion et leur détermination à «prendre toutes les décisions nécessaires (…) pour assurer la stabilité de la zone euro».
Le spread entre le Bund allemand et le 10 ans néerlandais est monté à 68 bp en novembre, celui avec le 10 ans autrichien à 192 bp, et celui avec le 10 ans finlandais à 79 bp contre 7 bp en janvier. Natixis estime que l’écartement des spreads «dépendra essentiellement de la BCE qui est à ce jour la seule institution à disposer de la puissance de feu nécessaire pour mettre fin à la crise». Or, les rachats d’obligations par la BCE sont tombés de 8,58 milliards à 3,66 milliards d’euros la semaine dernière. Le danger : 75% des obligations finlandaises sont détenues pas des non-résidents.
«Il n’y a aucun doute sur le rôle économiquement important que doivent jouer les agences de notation, mais la manière dont les évènements se sont déroulés est de plus en plus problématique dans la mesure où elle a des effets pro-cycliques (…) qui aggravent la crise» a alerté Ewald Nowotny, membre de la BCE.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse