S&P croit à un recours de Lisbonne au FESF
La dynamique de dégradation des notes des pays périphériques suit son cours. Persuadée que la Grèce et le Portugal devront probablement avoir recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et puis au Mécanisme de stabilisation (MES) pour financer leurs besoins considérables, S&P a déclassé le souverain hellénique de deux crans de «BB+» à «BB-» et le souverain portugais d’un cran de «BBB» à «BBB-» en les plaçant tous les deux sous perspective «négative». L’agence a estimé que les termes selon lesquels les Etats européens peuvent emprunter auprès du MES se feront au détriment des créanciers commerciaux des deux pays.
Une décision qui n’arrange pas le Portugal, dont le PIB 2011 est désormais attendu en baisse de 1,4% par la Banque centrale du Portugal, contre une précédente estimation de -1,3%. S&P met davantage sous tension le souverain qui, malgré la démission de son Premier ministre José Socrates, a toujours l’intention de lever de la dette sur les marchés malgré des taux prohibitifs. Suite à la dégradation, les taux courts se sont tendus entre 16 et 31 pb, ceux à 5 ans atteignant les 8,93% contre 7,99% pour les rendements à 10 ans.
Alors qu’il devra faire face en avril à 4,3 milliards d’euros de remboursements de dette, l’Etat portugais a réussi - à un coût certes onéreux - à réaliser une bonne partie de son programme d’émissions de dette à moyen long terme. Selon Natixis, Lisbonne a placé 8,3 milliards d’euros sur 10,2 milliards prévus au premier trimestre. Ce montant représente 42% des 19,9 milliards attendus en 2011. Un point rassurant, le pays étant en avance par rapport à la Finlande et la Belgique qui présentent des taux d’avancement de 39% et 37%, contre 29% pour l’Italie et l’Espagne et 27% pour l’Allemagne.
{"title":"","image":"76911»,"legend":"programme d'\u00e9missions Portugal»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM -
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments -
«Nous adoptons une neutralité de prudence plus que de conviction sur les actions»
Philippe Perrody, directeur de la gestion diversifiée et allocation d’actifs, actifs cotés chez Sienna.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
OPARaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
En meeting samedi, le cofondateur de Place publique a envoyé des messages d'amour aux socialistes. Il a besoin du soutien du PS pour devenir candidat à la présidentielle -
L'horizon s'assombritMatteo Salvini, le maillon faible de la coalition Meloni
La crise que traverse le chef de la Ligue, débordé par Roberto Vannacci et confronté à la fronde des élus du Nord, menace l’unité de la droite italienne en vue des législatives de 2027 -
Sur mesureG7 à Evian : ce que les Européens attendent de Donald Trump
Les alliés des Etats-Unis veulent profiter du sommet à Evian pour obtenir des avancées du président américain sur la guerre en Ukraine et une mission de déminage dans le détroit d'Ormuz. Mais rien ne garantit qu'il sera d'humeur généreuse