Ruée sur le cash en cette veillée d’armes aux Etats-Unis
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Philippe Mudry
En cette veillée d’armes électorale, on a classiquement constaté un double phénomène sur les marchés : une remontée de la volatilité, due au resserrement des sondages, et un abandon au profit du cash des actifs les plus risqués.
Il s’agit d’abord de la dette d’entreprise à haut rendement et des actions, dont le recul mesuré par l’indice Standard & Poor ‘s 500 dépasse 3% en sept séances.
A l’inverse, les positions en cash ont grimpé pour pouvoir tirer au mieux parti d’un possible trou d’air au lendemain du scrutin.
Car en cas de victoire de Trump, un vif recul de la cote est attendu. Mais comme après le Brexit, une tempête prolongée est jugée moins probable qu’une normalisation progressive.
C’est l’histoire qui enseigne aux investisseurs ce relatif optimisme sur la brièveté des effets d’un choc politique.
Sachant que pour un boursier américain, un président démocrate vaut statistiquement mieux qu’un républicain.
Les analystes de Fidelity notent que depuis 1929, les actions ont signé une performance annuelle moyenne de près de 15% dans le premier cas et d’à peine plus de 5 % dans le second.
Au-delà des premiers remous, en fonction des résultats à la présidence mais aussi au Congrès – un enjeu trop négligé -, quelques secteurs-clés seront surveillés de près :
-la finance qui croise les doigts pour que les démocrates ne l’emportent pas ;
-la santé, où Hillary Clinton a pris des positions dures contre l’industrie de la pharmacie ;
-l’énergie, où entre le climato-sceptique Donald Trump et sa rivale acquise aux renouvelables, les positions sont tranchées ;
-enfin les infrastructures que tous deux entendent stimuler. C’est le seul secteur que l’on puisse jouer sans crainte de mauvaise surprise !
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
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